02.05.2012
Les élections françaises et ma migraine
J'ai la migraine. Elle me dévore en permanence. Surtout quand j'écoute la radio ou la télévision en ces temps de campagne électorale pour la présidence de la République française. J'entends tout et son contraire. On pourrait penser que cela va de soit compte tenu du nombre élevé de candidats au premier tour. Mais il ne s'agit pas de ça. Maintenant, nous vivons le deuxième tour où seuls s'affrontent deux candidats, Sarkozy et Hollande.
Chaque jour qui passe, on reçoit une nouvelle salve d'idées très souvent contraire de celles reçues la veille. On voit un candidat travesti comme dirait Marine nous raconter d'un ton serein et doucereux que le vrai travail ce n'est pas ce qu'il avait dit la veille. Il parlait du travail vrai. On l'entend aussi nous parler des corps intermédiaires, les syndicats notamment, les collectivités locales, les journalistes et tous les commentateurs de la vie publique. Il nous montrait la voie d'une société sans intermédiaire. Une démocratie directe : le chef et le peuple qui se parlent, face à face. Avec le référendum en prime.
Enfin si on veut. Il oubliait de mentionner que l'absence de ces corps intermédiaires relève des régimes fascistes. Il aurait pu aussi nous convaincre que le pays pourrait se passer de sa classe moyenne : des travailleurs d'un côté et une classe dirigeante et pensante de l'autre. Un peu à l'instar des républiques bananières d'Afrique qui ont toutes capoté du fait de cette absence.
Nous aurions aussi pu l'écouter entre les lignes, en forçant un peu, d'un régime où les chefs se succèdent au sein d'une même famille. En un mot, une monarchie comme celle qu'il avait essayé de nous infliger au début de son règne par la nomination d'un de ses fils à la direction de l'EPAD. Il oubliait de rappeler qu'en France, le Roi finit sur la guillotine. Le président finit à la fin de son premier mandat s'il n'est pas reconduit par un peuple ingrat cherchant le changement. Il n'a pas étudié la géopolitique européenne de ces dernières années où tous les régimes ont chuté face à la crise. En quoi la France serait-elle différente ? Parce que le gouvernement a mieux géré la crise ? Certainement pas si on croit les sondages !
Ma migraine me devient intolérable plus on approche le dernier jour : le 6 mai prochain. Nos candidats se serrant les coudes évitent de nous parler comment ils vont résorber la dette immense que les régimes Chirac et Sarkozy nous laissent. Ils n'expliquent pas comment ils vont transformer le déficit abyssal du commerce extérieur de 70 milliards d'euros (458 milliards de francs) en solde positif. Ils n'en disent pas plus sur la ré-industrialisation du pays. Remplacera-t-on les PDG des grosses sociétés qui ont délocalisé à outrance. Fermera-t-on l'usine Renault prévue à Tanger au Maroc et demandera-t-on au patron de réviser sa stratégie bicéphale tantôt française tantôt japonaise ?
Mais ces sujets sont trop importants pour être évoqués sinon expliqués aux pecus qui n'y comprennent rien. Par contre, leur souffler à longueur de campagne que la viande halal est mauvaise pour la santé, leur dire que l'immigration est source des problèmes du pays, que Schengen doit être aboli...ces sujets sont rapidement compris et emportent l'adhésion de tous ces électeurs désemparés, souvent au chômage ou travaillant à temps partiel qui sont ballotés entre une Marine Lepen simplificatrice à l'excès et un Sarkozy copieur colleur et manipulateur dans une vision racoleuse de reconquête du pouvoir.
Ma migraine se réminisce quelques tours passés de ce quinquennat si riche en spectacles : le 14 juillet 2010 à Paris où frayaient à la tribune d'honneur des personnalités aussi invraisemblables que Ben Ali, Moubarak, El-Assad, Kadhafi, tous pratiquement disparus à l'heure actuelle à l'exception d'El-Assad en sursis ; en décembre 2007, l'année même de l'élection, Kadhafi installe sa tente dans le parc de l'hôtel Marigny. Tout ça pour quoi ? Pour quel résultat ? Une léthargie persistante lors du printemps arabe pendant que Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, propose d'aider la police tunisienne à mater la population manifestant contre le pouvoir dictatorial du président Ben Ali et parachève ses affaires, en famille, aux frais de l'État. Les affaires du trésorier de l'UMP et l'héritière Bettencourt, les écoutes de journalistes, le détournement des services secrets à des fins peu avouables, le pentagone français attribué à un bétonneur qui aurait eu vent du cahier des charges avant la concurrence, les sondages de l'Élysée, disproportionnés confiés à des amis fidèles sans appel d'offres, les anciennes affaires des sous-marins du Pakistan et des rétros commissions qui auraient été servies à Balladur pour sa campagne de 1995 avec l'aide positive du locataire actuel de l'Élysée ; le marché "Infirmières bulgares" contre "une centrale nucléaire" selon « Les Inrockuptibles » ; le don prévu par Kadhafi à Sarkozy pour l'aider dans sa campagne électorale de 2007 selon Médiapart ; ....
Je pense qu'en fin de compte, rien ne vaut l'amnésie des Français ou est-ce autre chose ? Les électeurs de 2007 comprennent bien qu'il y a de l'eau dans le gaz et que ce quinquennat n'est pas très clair tandis que son président pas très convainquant dans la description des prouesses accomplies pour protéger et sauver la France, mais ils ne pourront pas laisser passer cette gauche horrible qui va assécher leurs caisses à défaut de le faire pour le pays. Et puis il y a les grands meetings où toute la famille se réunit et les discours pleins de promesses et de coups de bazooka tirés à bout portant contre l'ennemi suffisent à rendre heureux jusqu'au jour de l'élection, dimanche 6 mai 2012.
Puis après, les législatives de juin, pendant les grandes vacances, les plans sociaux se déverseront sur la France à une cadence jamais vue. Les sociétés dégraissant leurs mammouths salariés ont beaucoup souffert pendant cette période d'élection où elles ont pratiquement perdu patience sans liberté de manœuvre. La réalité reprendra sa routine, les impôts augmenteront autant que le chômage, les déficits augmenteront, et la faute sera distribuée équitablement entre toutes les cibles habituelles : les corps intermédiaires, les syndicats, les fonctionnaires, les étudiants, les juges, les régions, l'opposition, la BCE, Bruxelles, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et l'Irlande. Les Français qui auront bien voté n'auront que leurs yeux pour pleurer puis, au fil des ans, l'amnésie les gagnera et ils pourront, derechef, élire un nouveau président en 2017, de mêmes couleurs. On ne va quand même pas confier les manettes de l'État à ces incapables de gauche !
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01.02.2012
Pour Sarkozy

Je me souviens qu'en 2007, il nous avait convaincus. Nous étions sous son charme et ses promesses sonnaient comme la manne céleste qui allait tous nous rassasier.
Puis nous avons assisté au carnaval de son installation à l'Élysée en compagnie des siens. Dans la bousculade des flashes et le tourbillon médiatique du héros arrivé, nous avons décroché. Puis les mesures en accord avec les promesses nous ont fait sentir qu'il visait plus haut que nous.
Il régalait les vrais siens et amputait notre pouvoir d'achat. Puis la crise miracle est arrivée qui a servi de super alibi à la croissance exponentielle de la dette et à l'abîme des déficits. Il pouvait dès lors continuer sur sa lancée de générosité à crédit vers les mêmes récipiendaires, la crise avait bon dos, devenue un vrai tonneau des Danaïdes pour y engranger tous les excès d'une non-gestion financière débridée. Avec l'appui sans mesure et aussi incompétent d'un premier ministre de quinquennat gouvernant avec le masque du sérieux qui sied.
Après cette période malheureuse, on a eu le sentiment de s'être fait tous avoir. Toute notre famille a pleuré sur notre bêtise de 2007.
Depuis quelques jours cependant, on sent qu'il nous revient. Il dit et annonce des choses justes qu'il mettra en place aussitôt que possible. En en discutant, nous sommes persuadés derechef qu'il tiendra ses promesses. Nous n'allons quand même pas croire son adversaire de gauche qui dit n'importe quoi. Nous sommes tous heureux de retrouver notre candidat. Après ces cinq années où nous avions eu le sentiment qu'il nous avait abandonnés, nous ressentons son nouvel intérêt. D'ailleurs qui mieux que lui pourra redresser le pays ? On vous le demande !
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16.10.2011
Syrte la dernière bataille de trop
Les dernières forces de Kadhafi à Syrte défendent le bastion de l'ancien dictateur. Les forces rebelles du CNT n'arrivent pas à finir cette poche de résistance. Ils s'emmêlent les pédales et se tirent souvent dessus. Les habitants de cette ville, de 100.000 habitants avant l'assaut, ne savent pas à quel saint se vouer tant les tirs arrivent de partout.
On croyait la guerre presque finie et que les derniers groupes armés « gouvernementaux » se rendraient facilement étant donné la victoire annoncée partout dans le reste du pays. On s'était trompé. Les durs combats dans ces derniers retranchements de Kadhafi prouvent que le CNT a vendu la peau de l'ours.
Déjà, les marchands étrangers se groupent à Benghazi et à Tripoli pour emporter les marchés juteux de la reconstruction du pays. Mais la guerre n'est pas finie.
Personne en Europe ne parle de la fin de guerre. Les massacres de civils dans ces fiefs de Kadhafi ne les intéressent pas. Les Cameron et Sarkozy pensent avoir bien fait leur travail et l'OTAN avec ses frappes chirurgicales n'aurait tué aucun civil. Enfin, si on arrive à y croire.
LeMonde.fr du 15.10.2011 nous rapporte : « La dernière bataille de la guerre de Libye se livre à Syrte. Tout le monde est pressé d'en finir. Les nouvelles autorités libyennes, qui veulent enfin pouvoir proclamer la "libération" de tout le territoire et enclencher la transition politique vers des élections. Les Occidentaux, qui guettent la conclusion d'une intervention armée en Libye, auréolée de l'idéal du "plus-jamais-ça" et du coup d'arrêt porté à la politique de répression d'un dictateur, Mouammar Kadhafi....Le Comité international de la Croix-Rouge a tiré la sonnette d'alarme en qualifiant la situation de ces civils de "désespérée". »
Tandis que Guardian.co.uk nous dit le 14.10.2011 : «dans le chaos de Syrte, les combattants anti-Kadhafi se tuent entre eux... La violence dans la capitale, qui a été relativement calme depuis sa prise à fin août, souligne la difficulté des nouveaux dirigeants de la Libye pour affronter le rétablissement de l'ordre tandis que Kadhafi continue sa fuite. »
Cette révolution brouillonne, outrageusement assistée par l'Occident, continue dans une pagaille généralisée. On aimerait savoir comment ce pays sera gouverné demain si on extrapole cette rébellion « millepattes » où chacun se tire dessus sans le savoir.
Le moins qu'on puisse dire c'est que la Libye est mal partie. La croisade aérienne de l'OTAN n'apportera pas de solution au problème d'une reconstruction hypothétique où la direction éclatée de la coalition du CNT ne sait où donner de la tête.
11:49 Ecrit par Jconsult dans De la guerre et de la paix | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : libye, révolution brouillonne, tirs collatéraux, reconstruction hypothétique, syrte, population civile prise entre deux feux |
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14.10.2011
IRAN : prélude à une guerre future
L'Iran est redevenu « la Une » de la Maison-Blanche et Obama qui échoue, un peu partout après toutes ses promesses passées, retrouve sa combativité en découvrant le complot iranien contre l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington.
C'est donc reparti : « les États-Unis ont la preuve que deux hommes, en relation directe avec les gardes de la révolution, avaient l'intention de tuer l'ambassadeur arabe Abdel al-Jubeir en installant une bombe dans un restaurant de la capitale ».
Dixit Obama : « Maintenant les faits sont là pour être vus par tout le monde. Nous ne viendrons pas parler d'un cas à moins d'être certains de nos allégations... »
L'attitude d'Obama présente une similitude avec celle de George W. Bush quand il affirmait, avec un aplomb sans failles que l'Irak détenait des armes de destruction massives. Cette certitude des puissants cherchant à focaliser les médias vers la direction de leur choix a toujours impressionné surtout quand l'Histoire nous raconte le contraire, exemple Pearl Harbor, la guerre du Viêt Nam et les WMD (weapons of mass destruction).
Le curieux dans cette « nouvelle » du 13 octobre 2011 est qu'elle précède de peu la toute « dernière nouvelle » que leMonde.fr nous rapporte : « L'Iran s'apprête à se doter de la bombe nucléaire ».
LeFigaro.fr nous apprend que : « À Paris et dans les chancelleries qui s'inquiètent du développement de la prolifération nucléaire, le caractère militaire du programme iranien est depuis longtemps un secret de Polichinelle, alimenté par des photos satellites, des rapports d'experts ou des confessions de dissidents. Mais l'agence de l'ONU, tout en s'inquiétant publiquement des activités d'enrichissement de l'Iran, ne l'a jamais affirmé aussi clairement comme elle s'apprête à le faire dès le mois prochain. »
du 01.09.2011 « En 2011, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), frustrée par le refus de l'Iran de répondre à ses demandes, a révélé qu'elle détient la preuve que Téhéran a mené des travaux sur une technologie hautement sophistiquée de déclenchement nucléaire qui selon les experts pourrait être utilisée dans un seul but : déclencher une arme nucléaire. »
Obama qui n'hésite pas à menacer l'Iran à la suite de la découverte de l'attentat potentiel contre l'ambassade d'Arabie saoudite
: « Cela fait partie d'un modèle de comportement dangereux et irresponsable par le gouvernement iranien ». Le gouvernement américain continuera : « d'appliquer les sanctions les plus rigoureuses et de continuer à mobiliser la communauté internationale pour s'assurer que l'Iran est de plus en plus isolé et paie un prix pour ce genre de comportement. »
On n'ose pas imaginer quelle réponse il apportera à la lecture du rapport annuel de l'AIEA lui disant que la bombe iranienne c'est pour demain ! Les états-majors américains, ceux de l'OTAN et ceux d'Israël doivent être sur le pied de guerre pour élaborer ou mettre à jour les plans de destruction des centrales atomiques iraniennes qui menaceraient la paix dans le monde !
Peut-être s'essaieront-ils dans la guerre préventive que prône Israël depuis des années ? Un peu du genre « frappe chirurgicale » !
14:45 Ecrit par Jconsult dans De la guerre et de la paix | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : obama, wmd, aiea, iran bomb, bombe contre l’ambassadeur, sanctions américaines, frappe chirurgicale |
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13.10.2011
Une nuance sur les frappes chirurgicales
Une frappe chirurgicale, terme provenant du monde médical, consisterait en une opération militaire de haute précision n'engendrant des dégâts que sur les cibles militaires en épargnant la population civile. En d'autres termes, la frappe chirurgicale (surgical strike) aurait la même précision que le bistouri du chirurgien.
Les guerres récentes sont toutes qualifiées de guerres propres où les missiles n'atteindraient que les ennemis en évitant les femmes et les enfants ainsi que tous les civils jeunes et vieux ne participant pas aux combats.
Ce concept permet à l'agresseur, en général puissant et mieux armé que ceux qu'il combat, de vendre sa guerre à son pays et à ses contribuables en leur donnant bonne conscience. Si on attaque les méchants et qu'on ne tue pas inutilement les femmes et les enfants, on rétablit la paix rapidement en réduisant le nombre de victimes civiles partant, la guerre est bonne !
En Afghanistan, la tactique principale de l'OTAN contre les talibans : « le succès des raids nocturnes visant à tuer ou à capturer les chefs de la rébellion aurait été exagéré pour présenter la campagne militaire dans ce pays plus efficace ».
Le rapport "AAN Thematic Report 10/2011" (Afghanistan Analysts Network), intitulé « a knock on the door » (frapper à la porte) couvrant la période du 1er décembre 2009 au 30 septembre 2011 nous dit que :
- pour chaque chef taliban tué lors des raids,
- 8 autres personnes sont mortes malgré l'information sur l'utilisation d'armes de précision visant à décapiter le commandement des talibans.
De plus, le rapport indique que les informations fournies sur le nombre de chefs talibans tués étaient parfois gonflées. L'identification des chefs talibans tués ou arrêtés brassait très large pour donner l'impression que la chasse aux cerveaux talibans était une réussite.
Le rapport précise que les 12 à 20 raids nocturnes quotidiens réalisés, aboutissant à des milliers d'arrestations, notamment de non-combattants, aliénaient la population et minaient les objectifs de la coalition internationale en Afghanistan.
Toutes les guerres récentes ont usé et abusé du terme « frappe chirurgicale » laissant entendre qu'il n'y avait pas de victimes collatérales :
Le 15 juillet 2011, « le Secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen a appelé les membres de l'alliance à envoyer plus d'avions pour livrer des frappes chirurgicales sur des cibles libyennes [...] M. Rasmussen a déclaré qu'il était impossible de protéger les civils en Libye de manière efficace sans "mener des frappes contre des unités militaires critiques sur le terrain qui peuvent être utilisés pour attaquer des civils. »
12:53 Ecrit par Jconsult dans De la guerre et de la paix | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12.10.2011
Israël : le terrorisme change de camp
LeMonde.fr (10/10/2011) dans un article intitulé : « Israël s'inquiète de la multiplication d'incidents racistes visant des Arabes » « Selon l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'tselem, quelque 900 arbres ont été détruits en Cisjordanie, du 21 au 27 septembre. L'Autorité palestinienne avance le chiffre de 4 000 arbres abattus en septembre. Les éditorialistes de la presse israélienne soulignent le peu d'empressement des autorités à sanctionner les colons extrémistes. Dans le quotidien Maariv, Ben-Dror Yemini évoque un "djihad juif", en soulignant que les intéressés sont "soutenus par des institutions" et des "budgets massifs". "Le terrorisme juif gagne en intensité", relève Yaakov Katz, dans le Jerusalem Post. ».
Rappel : le terrorisme palestinien
Pendant des décennies, le monde n'a connu que le terrorisme palestinien où le nom d'Arafat était accolé à celui des pirates sanguinaires qui saignaient leurs victimes à mort. La bonne Europe et la bonne Amérique ont vécu, la conscience tranquille dans ce mythe à sens unique.
Il faudrait se rappeler que cette époque terroriste juxtaposait celle de l'empire soviétique, l'ombre marxiste, qui effrayait la terre entière par son supposé rôle de prédateur suprême.
L'occident vivait à l'abri sous la protection de l'oncle Sam faisant tout son possible pour maintenir une paix difficile partout, malgré tous ces malfaisants qui nous entouraient. Nous vivions tous, Israël compris, dans la défensive.
Ensuite nos yeux se sont peu à peu ouverts grâce à la fin de la guerre au Viêt Nam (1975) et à la chute du mur de Berlin (1989).
Puis une nouvelle vie a commencé, personne n'était plus menacé. Pourtant les Américains continuaient des guerres et les Israéliens ne lâchaient pas de terrain.
La faillite des processus de paix
Les grandes orgues de la propagande américaine ont repris le devant de la scène et nous avons eu les premières négociations pour la paix au Proche Orient, il y a plus de trente ans maintenant.
- Le plan de paix Rogers et l'initiative Sadate (1970-1972)
- Madrid (1991-93) - George H.W. Bush,
- Oslo (1993) - Bill Clinton, Shimon Peres, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat
- Les accords 1996-1999 - Benjamin Netanyahu
- L'accord d'Hébron (1997)
- Le sommet de Camp David (2000) - Bill Clinton, Ehud Barak et Yasser Arafat
- La feuille de route pour la paix et la création du Quartet en 2002 (ONU, UE, USA et Russie)
Depuis 9 ans, la paix s'est enlisée dans l'apparence d'une volonté internationale tandis qu'en Israël, la colonisation continue et la guerre de 2008 fait ses ravages.
Terrorisme juif à la création de l'Etat d'Israël
« Pendant la Seconde Guerre mondiale, les combattants de la Haganah ont rejoint l'armée britannique où ils acquièrent des compétences militaires [...]».
« Dans le même temps, des groupes extrémistes comme l'Irgoun et le Lehi Zwei, ou groupe Stern, ont commencé une campagne brutale d'assassinats, d'attentats, d'enlèvements, d'intimidations, de déstabilisation et de sabotages. Leurs actions étaient dirigées contre les Britanniques, les arabes et même des juifs ».
Stratégie de la provocation et tournant religieux
La stratégie israélienne de la provocation qui avait alimenté les longues années de terrorisme des Palestiniens quand ceux-ci se sont engouffrés dans les pièges tendus en commettant des attentats, des prises d'otages et des crimes innommables condamnés unanimement par la communauté internationale et dont les médias occidentaux assurèrent une diffusion mondiale de grande ampleur ne dura qu'un temps.
Au terrorisme palestinien répondait le terrorisme israélien moins connu et moins médiatisé. Leur terrorisme ne devenait pas une nouveauté. Ce premier terrorisme s'est exercé à l'encontre des Britanniques sous mandat international dans la région, avant la création de l'État d'Israël. Alors qu'il avait commencé laïc, le terrorisme est devenu religieux après la guerre des Six jours qui opposa Israël à une coalition de pays arabes : Égypte, Jordanie, Syrie et Irak où Israël leur infligea une sévère défaite. Les religieux devaient considérer cette victoire écrasante comme un signe de Dieu.
À partir des années 90, ce terrorisme monte en puissance :
- Au début des années 80, des terroristes sabotent des voitures de maires palestiniens.
- En 1990, un soldat en civil assassine 7 travailleurs palestiniens.
- En 1994, un certain Baruch Goldstein débarque dans une mosquée d'Hébron et massacre 29 Palestiniens en prière.
- En 1995, le premier ministre israélien Yitzhak Rabin est assassiné.
- En 2001, des tirs sur les bords des routes sont attribués à des terroristes israéliens.
- En mars 2002, une bombe éclate dans l'école de Sur Bahir et six enfants et le professeur sont blessés.
- En avril 2002, une bombe est plantée à A-Tur. Trois membres du gang sont arrêtés
- En septembre 2002, 5 Palestiniens sont blessés par une bombe près de Yatta.
- En mars 2004, un Israélien de Haïfa est accusé du meurtre d'un Arabe.
- Le 4 août 2005, un Israélien tue 4 Arabes et en blesse 12 autres. La populace le bat à mort.
- Le 17 août 2005, un Israélien tue 4 Palestiniens et en blesse 2. autres près de Shiloh.
Le terrorisme israélien développe sa stratégie autour des implantations en territoire palestinien :
- Il ne s'agit pas d'actions isolées,
- Il s'agirait d'un plan, un contrefeu préventif contre de futurs démantèlements,
- La politique du «price tag» «le prix à payer», un peu la Loi du talion remontant au Code d'Hammourabi ou de la Torah, plus connu sous l'expression œil pour œil, dent pour dent!
- L'expression «prix à payer» cache en fait ce qui revient à un «attentat terroriste».
- Après l'évacuation de Gaza décidée par le gouvernement d'Ariel Sharon: «l'extrême droite a cherché à établir un« équilibre de la terreur ", dans lequel chaque action de l'Etat les visant - de la démolition d'une caravane dans un avant-poste jusqu'à la restriction des mouvements de personnes soupçonnées de harceler les palestiniens cueilleurs d'olives - génère une réaction immédiate et violente»
- Moyen de pression contre toute velléité gouvernementale de lâcher du lest dans des négociations avec les Palestiniens
- Mouvement terroriste existant depuis plusieurs années
- Les colons ne sont pas les seuls responsables
- Une volonté délibérée du gouvernement de laisser faire.
Les attaques de mosquées ne datent pas de la semaine dernière :
- En 2006 une désacralisation de la mosquée à A-Nabi Elias: aucun suspect n'est identifié.
- En décembre 2008 un attentat contre la mosquée de Turmus Alya: aucun coupable.
- En décembre 2009 une mosquée dans le village de Yasuf est brûlée. Le gouvernement promet alors une réaction rapide. Dix mois après l'enquête suit toujours en cours.
- «le 3 octobre 2011, incendie de la mosquée du village bédouin de Touba Zangaria, situé au nord du lac de Tibériade»,
- Des israéliens débarquent dans la mosquée et y mettent le feu.
Le jpost.com nous informe (04/10/2011) : « L'attaque contre la mosquée de Galilée, le dimanche est une escalade claire - et si c'est prouvé avoir été effectuée par des extrémistes de droite - ce sera juste le dernier signe que le terrorisme juif gagne en puissance.
La cible choisie soulève de sérieuses questions sur les motivations des auteurs présumés. Alors que les attaques contre des mosquées en Cisjordanie sont malheureusement devenues monnaie courante dans les dernières années, une attaque d'une mosquée dans une ville israélienne est assez rare, surtout dans un village bédouin, comme Tuba Zanghariya, dont les habitants ont servi dans l'IDF. »
Le terrorisme atteint les personnes autant que leurs biens :
- Arrachages répétés des champs d'oliviers
- Destruction de voitures
- Abattage d'arbres
- Vandalisme dans les cimetières
- Ce terrorisme ne relève plus de l'individualisme puisqu'il copie l'exemple donné par l'armée et l'aviation israélienne quand à plusieurs reprises elles ont dévasté et détruit l'infrastructure et des entreprises à Gaza. La dernière excursion de démolition systématique datant de 2008.
La Cisjordanie, terrain de la terreur
La Cisjordanie, région où sont implantées toutes les colonies israéliennes, sert de cible au terrorisme. Les objectifs paraissent clairs : créer un cycle de la violence pour entraîner un cycle de représailles. Les terroristes lancent un cri d'alarme à leurs concitoyens : réveillez-vous ! Les colons craignent de futurs démantèlements qu'une paix prochaine risque d'initier. Le gouvernement déconseille les implantations « illégales » en d'autres termes celles qui ne sont pas « approuvées » par l'administration des colonies.
Dans des commentaires sans ambages, le Major Général Avi Mizrahi a ciblé des colons extrémistes israéliens, et dit que la yeshiva, ou séminaire religieux, à Yitzhar, une des forteresses les plus radicales des Juifs en Cisjordanie, doit être fermée, la désignant comme une source de terreur contre les Palestiniens. »
La justice israélienne absente ?
Ce terrorisme semble obtenir l'adhésion des autorités israéliennes qui ne sévissent pas trop contre les coupables. Ce mouvement grandissant suit la progression de la reconnaissance d'un Etat palestinien. Aucune arrestation à ce jour : seulement 8% des crimes ont finis par des accusations. Une justice à deux vitesses qui reflète une démocratie défaillante.
Haaretz.com intitule un article du 04 octobre 2008 « faire face au terrorisme juif » : « Cette semaine, Israël a atteint le point de non-retour, ce qui permettra également de déterminer qui contrôle l'Etat : le système de justice et un gouvernement élu démocratiquement ou le terrorisme juif. »
Depuis les années 2008, les actes terroristes se démultiplient. Les attentats augmentent, passant d'un à deux attentats par an dans les années 1990-2005 à dix en 2010 et certainement 20 en 2011. Cela dans un contexte juridique israélien absent pratiquant les trois singes (sourd, muet et aveugle).
Le Shin Bet (Agence nationale de la sécurité) ne remplirait pas sa fonction consistant à assurer la sécurité intérieure du pays y compris dans les zones colonisées en Cisjordanie. Les crimes commis par les colons seraient en quelque sorte passés par pertes et profits.
Le terrorisme palestinien n'est pas pour autant absent de la région. De ce côté-là, il n'est pas besoin d'écrire des blogues, toute la presse occidentale en fait encore aujourd'hui ses Unes.
ps. les textes en italique sont des citations ou des traductions.
13:46 Ecrit par Jconsult dans Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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10.10.2011
Aubry la vraie vainqueur !
Hollande à 39 % et Aubry à 29 % : avec un tel écart, Martine Aubry n'aurait pratiquement pas de chance d'emporter le 2e tour de la primaire socialiste. Hollande sortirait grand gagnant. Sa ligne droite : l'élection présidentielle de mai 2012. Est-ce une certitude ou une extrapolation irréfléchie ?
Les autres candidats restent loin derrière : Ségolène Royal a complètement fait naufrage avec un revers à 7 % dont elle aura du mal à se remettre. Le 18 juillet 2011, je lui écrivais une lettre ouverte qu'elle n'a certainement jamais lue. Elle qui s'évertuait à vendre son expérience : les Français ne l'ont pas suivie sur cette piste glissante où elle n'avait atteint que 47 % des voix face à Sarkozy. Un poste ministériel semblerait visible à l'horizon 2012 si elle reportait ses voix sur Aubry.
Par contre, Arnaud Montebourg semble gagner le pari de l'invraisemblance : avec 17 % des voix, il percute le plafond des voix qu'il n'espérait certainement pas atteindre. On ne sait pas ce qui a attiré les électeurs socialistes vers ses propositions aussi lointaines d'une gestion réaliste et d'une remise sur pied de la France. Son idée de dé-mondialisation relève d'une vraie escroquerie intellectuelle. Il s'est trouvé un créneau démagogique sans plus. On comprend mieux pourquoi il a échoué le concours d'entrée à l'ENA. On espère qu'il ne se trouvera pas à la tête du Ministère des Finances où on préférerait à la rigueur Lagarde.
Que deviennent les chances de François Hollande face au candidat de la droite, le président sortant Sarkozy ?

Elles paraitraient excellentes. Jamais Président de la République française n'aura tant consommé son crédit de confiance auprès des Français. Tout ce qu'on aurait pu imaginer dans le domaine des incompétences notoires de gestion d'un pays, il les a cumulées dès le premier jour de son mandat.
Aujourd'hui, il a excédé les Français de tous bords, y compris dans son propre camp qui irait jusqu'à lui préférer Juppé, son ministre actuel des affaires étrangères. Il a même trouvé le moyen de le ridiculiser récemment en lui accolant un « philosophe » opportuniste, Bernard-Henri Levy, dans l'aventure libyenne.
Le problème de la droite avec Alain Juppé : «c'est qu'il est mis en examen, en 1998, pour « abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995 ...
Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d'inéligibilité. Le tribunal juge notamment que : « Alain Juppé [...] a délibérément fait le choix d'une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux [...]. Alain Juppé a, alors qu'il était investi d'un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. [...] »
En appel, Juppé a bénéficié de la clémence du tribunal ne le condamnant qu'à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité en saison non électorale. Chirac pour les mêmes méfaits a bénéficié d'un non-lieu en 2011.
De plus, ce président Sarkozy, qu'on ne trouverait jamais dans nos pires cauchemars, a creusé une dette abyssale pour la France en arrosant à qui mieux mieux ses amis et sa clientèle électorale avec l'invention démultipliée des niches fiscales.
Ce que les Français lui pardonneront le moins : le mensonge permanent qu'il leur a servi depuis le début de son mandat et ses « affaires ».
François Hollande, 57 ans, meilleur ou pas ? Contrairement à Montebourg, Français Hollande est considéré comme une grosse tête et a obtenu le diplôme de l'ENA en 1980. Personne ne sait ce qu'il apportera à la France. Sarkozy, en 2007, avait fait rêver dans les chaumières avec son 'tout devient possible'. On pourrait regretter Aubry avec son franc-parler ! Hollande ne lui ressemble pas dans ce secteur. Il a beau avoir ses fiches, il ne garde pas toujours la ligne de ses propositions. Son défaut majeur depuis le début de sa carrière politique de député en 1988, est de n'avoir jamais occupé un poste ministériel ni assumé une fonction quelconque au sein d'un gouvernement.
Son parcours politique linéaire sans irrégularités fait craindre un ronronnement politique alors que la France nécessite un choc culturel.
Hollande n'a-t-il pas fait le plein des voix ? Les voix de Royal iront-elles vers sa candidature ? Celles de Montebourg, très à gauche rejoindront-elles celles de Royal ? Sa relation ami-ami avec les Chirac pourraient le desservir. Avec les voix de Valls, il culminerait à 46 % alors qu'Aubry pourrait obtenir plus de 50 %.
Son « inexpérience » que Royal lui jetait à la figure risquerait de le desservir. Sarkozy en ferait certainement son cheval de bataille lors de la campagne présidentielle.
Martine Aubry (ENA en 1975) représente la présidente que les Français méritent. Elle a un parcours positif et une action politique reconnue,
bien que contestée par certains. Elle est une femme courageuse qui ne s'en laisse pas compter. Demain, le pays aura besoin d'une dirigeante de sa trempe qui ne laisse pas indifférente. On sent chez elle un caractère bien trempé ne craignant pas d'affronter les problèmes et leur chercher des solutions. Son avantage repose sur son projet ne prévoyant pas d'accommoder tout le monde.
Entre Hollande et Aubry, le choix paraît simple : il est trop rond, elle trop carrée. La question soulevée revient de savoir si nous voulons éviter les aspérités et une gestion rigoureuse de notre pays ou si nous préférons les fleurs adressées à tous et les appels du pied.
Aubry prononce le nom de Sarkozy : « Je battrai M. Sarkozy en 2012 » tandis que Hollande nous dit : « Je suis le candidat du changement ».
Quel choix donc ? La combattante ou le marcheur ?
09:32 Ecrit par Jconsult dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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08.10.2011
États-Unis : durcissement des lois sur l'immigration
En Alabama, une menace contre l'immigration s'affiche dans les bureaux de la société publique de distribution de l'eau : « A l'attention de tous les consommateurs d'eau : pour rester en conformité avec les nouvelles lois sur l'immigration, vous devez avoir un permis de conduire de l'Alabama sinon vous risquez de perdre les services de l'eau. »
Ces annonces ont été affichées alors que les nouvelles lois étaient encore débattues à l'Assemblée de l'Alabama. Parallèlement, les immigrés sans papiers sont interdits de toute activité commerciale. Les immigrés sont surtout des Hispaniques entrés illégalement dans l'État.
L'Alabama est un État du sud de 4.8 M d'habitants « ayant le plus grand système de voies d'eau intérieures aux États-Unis ». Majoritairement républicain, cet État se fit connaître notamment au cours des années 60 pour sa politique ségrégationniste contre les Noirs américains.
Forbes.com commente : « La récolte de tomates en l'Alabama pourrit à cause de l'exode de travailleurs immigrés à la suite de la nouvelle loi draconienne. Contrairement à l'opinion populaire, l'immigration est bonne pour l'économie. »
« Les conséquences économiques de cette politique contre l'immigration se sont déjà fait sentir en Arizona. Maintenant l'Alabama dépasse l'Arizona dans la honte. »
« Depuis que la loi d'immigration de l'Arizona SB 1070, est entrée en vigueur il y a un an, cinq États - l'Alabama, la Géorgie, l'Indiana, la Caroline du Sud et de l'Utah - ont adopté des lois similaires. »
The Christian Science Monitor constate cependant : « La vague des lois sur l'immigration qui a balayé les États-Unis depuis 2006 montre peu de signes de relâchement, avec une prévision de 1.400 nouvelles lois cette année (2011). Pourtant, cinq années après cette vague législative, les lois les plus sévères n'ont pas infléchi l'immigration dans le sens voulu par les législateurs. »

Selon le Bureau des Statistiques sur l'Immigration (DHS Homeland Security), en 2010, 63 % des immigrants illégaux avaient entre 25 et 44 ans et 57 % étaient des mâles.
Ce qui conforte l'information de Forbes.com qui considère « ces lois indignes et mauvaises pour l'économie ».
Du seul point de vue économique, l'immigration « légale » ou « illégale » représente un vrai bonheur. Ceci est contesté par les tenants de « l'identité nationale » n'apportant aucune preuve à leurs affirmations.
L'histoire des migrations prouve que les pays qui se portent le mieux attirent toujours des migrants alors que les pays malades voient partir leur population vers les paradis économiques. L'exemple type se retrouve chez les États-Unis. Il faut ajouter à cet effet d'aimant, la flexibilité de cette population immigrée qui devient la première à payer et à subir une économie en récession. À lire Forbes.com qui n'a rien d'une entreprise socialisante ou angélique, on comprend mieux l'intérêt de l'immigration.
Aucune loi n'a jamais interdit ou arrêté l'immigration. Quand l'UE et l'Espagne faisaient bâtir, en 2005, leur muraille de barbelés dans ses enclaves de Ceuta et Melilla au Maroc, celle-ci n'a jamais arrêté le flux de migrants voulant traverser le détroit de Gibraltar.
L'immigration est d'autant plus intéressante qu'elle deviendra indispensable au cours des décennies prochaines. Un rapport de l'ONU a étudié l'implication du vieillissement des populations au Japon et en Europe : « Dans de nombreux cas, comprenant l'Estonie, la Bulgarie et l'Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l'âge médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. »
« Les niveaux d'immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. »
« Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme ».
Toutes les gesticulations des gouvernements européens autour de l'identité nationale et la chasse à l'immigrant illégal ont prouvé l'ineptie de cette politique. S'il fallait une preuve, Sarkozy nous l'a apporté en novembre 2010 quand il a fait dissoudre le « Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire » qu'il avait créé le 18 mai 2007. A quoi ont servi les Besson et Hortefeux dans ce ministère mort-né ? A rien !
14:59 Ecrit par Jconsult dans Migrations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07.10.2011
La Turquie invitée de la présidentielle Française
Dans sa tournée souvenir dans le Caucase, Sarkozy peaufine sa campagne électorale. En déclarant « qu'il souhaitait que la Turquie reconnaisse dans un délai "assez bref", avant la fin de son mandat en mai 2012, le génocide arménien de 1915 », le président français en exercice lance un message aux Arméniens de France ainsi qu'à la communauté juive française.
Voici une pierre à trois coups ! Les Arméniens lui revaudront cette envolée contre les Turcs qui refusent les ukases quelque soient leurs origines.
L'histoire du génocide que la communauté arménienne française a voulu franciser ne relève que des relations entre deux pays qui sont la Turquie et l'Arménie. Nous avons beau avoir un contingent important d'ex-Arméniens en France (1/2 million) dont notamment le plus célèbre d'entre eux, Charles Aznavour, cela ne fait pas de la France l'arbitre international dans ce génocide datant de 1915.
La campagne électorale commencée par Sarkozy depuis le début de l'année 2011 voire avant étant donné qu'il n'a pas cessé d'être en campagne poursuit sa route jusqu'à l'étranger. Sarkozy veut rappeler à son électorat et à celui du Front national que la Turquie, sa tête de Turc, n'est pas la bienvenue en Europe et qu'il y consacrera les derniers efforts de son mandat pour s'y opposer.
L'extrême droite française va boire du petit lait avec cette annonce qui la réconforte dans son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Sarkozy aura ainsi marqué des points dans cette partie de l'électorat français que Marine Lepen avait récupérée depuis 2007.
Mais Sarkozy est un petit malin qui a réussi à comprendre que, par les temps qui courent, la Turquie s'est fait un autre ennemi au Proche Orient.
Depuis l'attaque inopportune, en 2010, par la marine israélienne, d'une flottille principalement turque entraînant la mort de 19 personnes, à 65 km des côtes de Gaza où elle se rendait, la Turquie a demandé des excuses et des réparations à l'État d'Israël qui s'y est refusé. Leurs relations diplomatiques ont pris un coup de froid.
Voilà donc, un candidat français cherchant à racoler chez la population juive française des voix pour son élection compromise de 2012. Une façon détournée de dire à Israël sa sympathie pour atténuer sa position ambigüe lors de la demande palestinienne d'une reconnaissance de l'État palestinien aux Nations Unies.
On se souvient que Sarkozy avait joué l'apprenti sorcier en essayant de persuader les Palestiniens que leur demande était trop précipitée tout en rappelant aux Israéliens qu'il restait un de leurs meilleurs amis.
12:49 Ecrit par Jconsult dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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06.10.2011
Syrie : quels sont les amis du dictateur ?
Le régime du dictateur Bashar al-Assad continue sa répression sanglante de son peuple qui aspire à plus de libertés. Il envoie sa troupe massacrer sa population manifestant en permanence pour obtenir des libertés que ce régime a refusées depuis des décennies.
« La Russie et la Chine ont mis leur veto contre la résolution européenne présentée au Conseil de sécurité des Nations unies prévoyant des sanctions contre le régime syrien s'il n'arrêtait pas immédiatement sa répression militaire contre la population civile ». Cette résolution avait été rédigée afin d'éviter l'usage du veto en retirant le terme : « sanction » du texte. Peine perdue, à 9 voix pour 2 contre, et 4 abstentions : l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil et le Liban.
On reste surpris que ces pays démocratiques entérinent la répression brutale d'une dictature. Il n'y a pas si longtemps l'Afrique du Sud appréciait l'opinion internationale quand elle s'insurgeait contre l'apartheid qui sévissait dans le pays. L'Inde, de son côté, donné comme le plus grand pays démocratique du monde, s'est laissé influencer par ses deux grands voisins, la Russie et la Chine, qui voient d'un mauvais œil toute ingérence des Nations Unies dans les affaires intérieures de pays considérés comme « rogue » (prédateurs). L'ambassadeur de Chine
affirme : « que son pays est concerné par la violence et souhaite des réformes, mais reste opposé à la résolution parce que des sanctions ou la menace de sanctions n'aident pas la situation en Syrie, mais la complique ».
Exactement dans le texte avec la diplomatie nécessaire requise dans une langue de bois pouvant nous réchauffer tout l'hiver !
Ces deux pays craindraient-ils une immixtion prochaine chez eux où les libertés et la démocratie ont du plomb dans l'aile ? Guardian.co.uk nous rappelle que la Russie et la Chine avaient déjà fait preuve de vision universelle quand « ils avaient opposé leur veto contre des sanctions prononcées à l'encontre du Zimbabwe en juillet 2008 ». « En janvier 2007, ils avaient rendu un veto sur une résolution condamnant le régime de Birmanie ».
On comprend moins bien le choix brésilien et libanais dans ce vote. Le Brésil chercherait-il à garder de bonnes relations commerciales avec les deux grands pays les moins démocratiques du monde ?
12:20 Ecrit par Jconsult dans Dictature | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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05.10.2011
Le leader toxique
L'armée américaine a conduit des études sur le sujet « toxic leaders » après avoir identifié des failles dans son commandement militaire au cours des guerres en Irak et en Afghanistan. L'état-major a considéré que tout chef militaire devait être préalablement « approuvé » par la troupe. Des désastres auraient pu être évités si des « chefs toxiques » n'avaient pas tenu les commandes.
Près de la moitié des soldats interrogés, sous le commandement de leaders toxiques, espéraient que leurs chefs égoïstes et abusant de leur pouvoir seraient promus ailleurs.
Le leader toxique remplit les conditions suivantes :
- Il satisfait ses besoins en premier lieu
- Il micro manage (contrôle excessif, méfiance, faible capacité) son équipe
- Il est mesquin
- Il démontre une aptitude à prendre de mauvaises décisions.
Ce descriptif « repoussoir » demande une analyse plus approfondie qui révèle des éléments clés de son comportement :
- Aucun intérêt pour le bien-être des subalternes
- Une personnalité ou une technique impersonnelle affectant négativement l'environnement de travail
- Une perception négative de ses subordonnés
Pourquoi s'intéresser au leader toxique ? Est-ce un sujet passionnant et d'actualité ? Connaissons-nous, autour de nous, des leaders toxiques ? Au travail, à la maison, en politique.. ? Connaissons-nous vraiment ceux qui nous dirigent ?
Ce qu'on ignore généralement, c'est qu'un leader toxique ne le devient pas toujours intentionnellement. Il existe
- celui qui blesse délibérément les autres tout en se positionnant «devant» à leur détriment et
- celui qui, inconscient et incompétent, agit témérairement.
Tous les deux achevant leurs actions par des effets notoirement négatifs.
Qu'est-ce qui caractérise le leader toxique ?
Un charmeur superficiel avec du bagou et de l'entregent peut cacher un manipulateur pouvant maltraiter et épuiser son entourage par un comportement destructif :
- Commencer en beauté, en toute séduction, pour finir dans la débâcle par un chemin de sape, avilissant, démoralisant, intimidant.
- Pour les pires, en privant des droits, incapacitant, emprisonnant, torturant, terrorisant ou tuant délibérément.
- Ignorant la légalité ou s'inventant de nouvelles règles ad hoc justifiant ses méfaits
- Jouer sur les instincts de peur et d'avidité de ses suiveurs
- Étouffer toute critique et inculquer le suivisme aveugle à ses partisans
- Étranger au remords et à l'idée de culpabilité
- Tromper par la manipulation, les ruses, les mensonges et de faux diagnostics dans le privé comme en société ou dans une nation. Un menteur pathologique.
- Alimenter sa cour d'illusions pour promouvoir son sens personnel de sa propre grandeur et affaiblir parallèlement leur capacité d'autonomie
- Se considérer comme l'ultime sauveur même de situations qu'il a contribué à créer tout en refusant d'y reconnaître sa responsabilité
Wikipedia.org fournit une liste différente des traits principaux du leader toxique qui engrange une panoplie terrifiante de défauts invraisemblables, mais non moins réels :
- Comportement de confrontation
- Auto contrôle déficient
- Joue la politique du pouvoir
- Intimidation physique et psychologique
- Attitude ultra compétitive envers les subalternes
- Inflexible sur les procédures
- Attitudes perfectionnistes
- Attitudes discriminatoires (sexisme...)
- Abus du système disciplinaire (exclusion, licenciement...)
- Diviser pour régner
- Attitude condescendante
Quelles sont quelques qualités d'un leader toxique ?
Il n'est pas possible de généraliser tant les situations sont dissemblables. Il est possible cependant de discerner quelques dysfonctionnements typiques :
- L'absence d'intégrité côtoyant le cynisme et la corruption
- L'ambition insatiable
- Un égo démesuré obscurcissant tout type de repère de renouvellement
- Une immoralité (amoralité va aussi) ignorant le juste de son contraire
- L'inconscience sur la résultante de ses décisions et de ses actions
- Une incapacité liée à une inefficacité et une incompétence à résoudre les problèmes requérant un leadership serein
Dans son livre : « The Allure of Toxic Leaders : Why We Follow Destructive Bosses and Corrupt Politicians--and How We Can Survive Them », Jean Lipman-Blumen explique la tendance générale de vouloir chercher des personnalités autoritaires pour diriger étant donné notre besoin de réconfort et de sécurité.
Elle évoque George W. Bush : « quand le président Bush quitte la Maison Blanche, les traces de destruction qu'il laisse derrière lui portent les marques d'un leader toxique ».
L'Histoire peut nous rappeler des leaders toxiques que le monde a subis. Au cours du XXe siècle, nous en trouvons partout :
- Staline en URSS

- Hitler en Allemagne


- Bush Jr aux États-Unis
Qui pourrait rajouter des noms à cette liste ?
Aujourd'hui, dans notre univers d'après IIe guerre mondiale, mais toujours en guerre partout, où se trouvent ces leaders toxiques que nous nous élisons ?
Rappelons-nous, George W. Bush a été élu pour deux mandats présidentiels !
13:18 Ecrit par Jconsult dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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04.10.2011
Avocat, un métier qui progresse
Les avocats
Le métier d'avocat reste certainement très attractif puisque, d'année en année, son effectif, en France, augmente au galop, plus de 44 % en 10 ans :

- «800 avocats pour 100.000 habitants» soit un avocat pour 1.248 habitants. Ce qui place quand même la France loin derrière le peloton de tête où Israël compte environ 45.000 avocats . On y dénombre un avocat pour 170 habitants.

- «Le tarif horaire pratiqué par les professionnels s'établit actuellement entre 100 et 800€ HT. Dans certaines circonstances particulières (notoriété de l'avocat, affaire d'une grande complexité) le seuil de 800€ peut être dépassé».
- Plus de 10% des avocats professent en région parisienne dont plus de 50% à Neuilly sur Seine où se trouvent les plus grands cabinets.
- Le métier d'avocat deviendrait un métier à très haut risque puisqu'un nombre important ne déclareraient que des revenus nuls, voire déficitaires, partant acquittant le minimum syndical au titre des impôts.
- Wikipedia.fr nous rapporte, avec des chiffres de 2009, que: «Le revenu moyen annuel est de 74 189€ (en € courants) au niveau national, le revenu médian annuel est de 45 005€. On compte de très fortes disparités dans les revenus des avocats entre Paris / hors de Paris, et avocats spécialisés / non spécialisés (83% des avocats déclarent des revenus nuls ou déficitaires alors qu'en 2002, le revenu annuel le plus élevé observé est de 4,648 millions d'euros).
Dans notre univers à deux vitesses, on oserait enfoncer une porte ouverte : la justice à deux vitesses où la trouve-t-on ? À Lyon, Paris ou Neuilly ?
Une affaire à Lyon
On apprend qu'un commissaire de Lyon, Michel Neyret, est « mis en examen pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, détournement de biens et violation de secret professionnel.»
Il faut noter qu'en fin de carrière un commissaire divisionnaire à Paris gagne 5.946 €. Lyon serait-il plus généreux que la capitale ?
Le pouvoir de la parole
Ce que disent ses avocats, dont notamment Me Gabriel Versini :
Son client avait « la volonté réelle de démontrer qu'il n'est pas cet homme corrompu que d'aucuns ont voulu dépeindre, que certains délinquants de haut rang ont voulu stigmatiser ».
M. Neyret : « ne peut pas nier tout en bloc. Certaines choses sont inéluctables, il les reconnaît. »
Son client : « n'était pas allé jusqu'à la connivence ».
Neyret « était jusqu'alors considéré comme un 'grand flic' ».
« Aujourd'hui un grand serviteur de la république part en maison d'arrêt, un homme de terrain, le commissaire divisionnaire Neyret que Maître Sauvayre et moi avons l'honneur d'assister que nous continuerons tout le long de cette procédure et nous allons bien évidemment dès demain relever appel de cette décision, un homme de terrain disais-je, un homme qui s'est battu pour éradiquer la grande délinquance, pour éradiquer la criminalité, un homme qui aujourd'hui part dans les bastilles de la république. Il y a, à la clé beaucoup de choses qui ont été dites dans ce dossier que bien évidemment nous ne dévoilerons pas au regard du secret de l'instruction, mais un mot, des fois des rumeurs génèrent des tumeurs, il faut dans ce dossier que les rumeurs cessent pour ne pas dégénérer en tumeurs et que la vérité judiciaire aboutisse. »
Avec des envolées lyriques d'une telle nature, on donnerait à ce saint homme le Bon Dieu sans confession. Quand l'abattage médiatique servi avant la justice déverse un torrent de « preuves immatérielles » sur l'innocence du présumé coupable ou plutôt du prévenu, la justice n'a qu'à déclarer un non-lieu à l'instar de ce qui arriva à New York avec Strauss-Kahn déclaré bon pour le non-lieu sans être déclaré innocent pour autant et à Jacques Chirac sans raison.
Qui peut se payer un avocat ?
« Un salarié français à temps complet du secteur privé et semi-public gagne en moyenne 2068 euros par mois. Toutefois, l'Insee révèle que 10% des salariés français à temps complet gagne un salaire net mensuel inférieur à 1124 euros. »
Pour bénéficier de l'assistance judiciaire, relativement gratuite, le Français moyen doit remplir des conditions de ressources plafonnées comme suit :
- Moins de 929 euros : aide totale
- entre 930 et 971 euros : prise en charge à 85%
- entre 972 et 1 024 euros : prise en charge à 70%
- entre 1 025 et 1 098 euros : prise en charge à 55%
- entre 1 099 et 1 182 euros : prise en charge à 40%
- entre 1 183 et 1 288 euros : prise en charge à 25%
- entre 1 289 et 1 393 euros : prise en charge à 15%
Un français moyen lambda qui voudrait faire appel à un avocat de haut niveau tel le cabinet de Me Gabriel Versini-Bullara à Lyon dont les tarifs oscilleraient entre 100 à 800 € HT de l'heure, soit 120 à 957€ TTC (TVA 19.60 %), devrait y consacrer 50 % de son revenu pour bénéficier de 2 à 3 heures de prestations mensuelles. Quand on assiste à la présence médiatique permanente des avocats appelés dans les affaires, on pourrait compter le temps de travail de l'avocat à plusieurs jours par mois.
On se souvient de la présence médiatique extraordinaire des 4 avocats de Laurent Gbagbo (ex-président de Côte d'Ivoire) : Roland Dumas, Jacques Vergès, Marcel Ceccaldi et Lucie Bourthoumieux (« ces quatre avocats du barreau de Paris ont rencontré Laurent Gbagbo pendant environ quatre heures »). Avec l'argent mis de côté par ce dernier, on ne craint rien pour le traitement de ces avocats prestigieux.
De leur côté, DSK et Chirac n'eurent aucun mal à trouver, dans le bottin de la profession, les bons avocats pour
les défendre, même en leur absence.
Dans l'affaire de Lyon, on ne devrait pas se faire trop de souci pour le prévenu sauf si le gouvernement veut en faire un exemple à l'aube de la présidentielle qui s'annonce si mal.
15:17 Ecrit par Jconsult dans Justice | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02.10.2011
Proche-Orient : le marécage des hypocrites
Tony Blair
Le 27 juin 2007, Tony Blair, ex-premier ministre britannique qui avait mené la campagne irakienne en compagnie de George W. Bush, devient envoyé spécial 'pacificateur' du Quartet (Nations Unies, Union Européenne, États unis et Russie) avec la mission suivante de :
- mobiliser l'assistance internationale aux Palestiniens, en travaillant étroitement avec les donateurs et les organes de coordination existants
- aider à identifier et à obtenir un soutien international approprié pour répondre aux besoins de gouvernance institutionnelle de l'État palestinien ...
- élaborer des plans pour promouvoir le développement économique palestinien....
- et assurer la liaison avec d'autres pays, le cas échéant à l'appui des objectifs du Quartet ont convenu.
Le hic dans cette nomination est que Tony Blair a toujours manifesté une grande sympathie à l'égard d'Israël dont il n'a jamais condamné la construction du mur de la honte pas plus que les constructions d'implantations en Cisjordanie durant son mandat. Qui plus est, au cours de la guerre Israël-Liban, Tony Blair était opposé à un cessez-le-feu.
Israël, de son côté, avait bien accueilli cette nomination du Britannique dont les positions proches des Américains les réconfortaient.
Le 1er octobre 2011, un collaborateur de Mahmoud Abbas affirme que Tony Blair est « inutile, il parle comme un diplomate israélien, il vend leur politique, en conséquence, il nous est inutile».

« Sept mois après avoir quitté Downing Street, Tony Blair devint conseiller senior auprès de la banque d'investissement JP Morgan, à £2 millions par an ». En cherchant sur le site de la banque jpmorgan.com, on arrive à lire uniquement cette information : « Tony Blair appointed senior advisor to JPMorgan Chase. Jan 10, 2008. JPMorgan Chase announced today that it has appointed former British ..." qui n'obtient aucune information sur la page de reference où on peut lire : "Page Not Found"

Le plus curieux dans cette fonction de représentant du quartet en Palestine est de savoir ce que Tony Blair (non rémunéré, mais frais remboursés) y a fait pendant ces 4 années. Le processus de paix n'a « apparemment » pas trop avancé, les implantations israéliennes ont avancé inexorablement, des réunions se sont tenues et pendant ce temps-là que se passait-il donc ?
Tony Blair n'a pas perdu son temps. En effet, il s'est beaucoup démené dans les sphères des affaires, dans le téléphone cellulaire mobile Wataniya, dans les gisements de gaz au large de Gaza pour le compte du Groupe British Gas, principaux clients de JP Morgan.

La chance inouïe de Tony Blair est d'être plongé dans les conflits d'intérêts sans être répréhensible puisque le Quartet n'impose pas de code de conduite dans cette région.
Tony Blair, comme à l'époque du conflit irakien, ment
comme il respire. Il ne savait pas que « JP Morgan, avait aidé à financer l'opération de Wataniya Mobile, filiale du groupe QTEL. (Qatar Telecom - chiffre d'affaires 2010 : 5,6 milliards €) ».
« Nous (Chanel4) avons demandé à M. Blair, s'il y avait un conflit d'intérêts dans sa relation avec JP Morgan. Il a répondu qu'il ne savait même pas que JP Morgan avait un lien avec le groupe British Gas. »
Ce conflit d'intérêts patent n'aurait pas dû échapper à un esprit aussi fin que celui de Tony Blair qui n'en avait certainement pas cure.
Selon Chanel4, « Tony Blair a fait plus d'argent que n'importe quel autre ancien Premier ministre britannique ». « Parler en public lui a rapporté £ 9m. Il a reçu une somme à six chiffres de LVMH pour la promotion de la marque. Il a fait un autre demi-million de livres par an grâce aux assureurs suisses Zurich - pour des conseils sur la politique et le changement climatique, sans compter les £2 millions par an de JP Morgan. »
La paix a dû bien reposer en paix au cours de ce mandat du flamboyant Tony Blair.
Guardian.co.uk du 24 septembre 2011 rapporte :« Les opérations commerciales de Tony Blair sont sous surveillance après le départ de son cabinet d'un banquier d'investissement de grande envergure ayant des liens avec certains des plus riches investisseurs de la planète et la révélation que l'ancien premier ministre a garanti de grosses affaires au Moyen-Orient. »
Angela Merkel
Parallèlement, « Angela Merkel s'est emportée durement contre le premier ministre Benjamin Netanyahu après avoir appris sa décision
d'approbation de la construction de 1.100 unités d'habitation à Gilo, précipitant une crise diplomatique sans précédent ».
« Un responsable israélien a déclaré que Merkel avait apporté un fort soutien à Israël ces dernières semaines pour aider à contrecarrer le vote du Conseil de sécurité sur l'adhésion palestinienne aux Nations Unies ».
«À la demande de Netanyahu, Angela Merkel avait également exercé des pressions importantes sur Mahmoud Abbas pour qu'il accepte l'initiative du Quartet et qu'il reprenne les pourparlers immédiatement. »
« De hauts responsables allemands ont dit à leurs homologues israéliens que Merkel était «furieuse» et «qu'elle ne croyait pas un mot de ce que [Netanyahou] disait ».
S'être faite rouler dans la farine par Netanyahou ne devait pas trop la réjouir d'autant plus « qu'en tant qu'alliée d'Israël, l'Allemagne était la seule capable d'influencer les Palestiniens. »
18:22 Ecrit par Jconsult dans Proche Orient | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01.10.2011
Ai-je besoin d'une religion ?
L'homme peut-il vivre sans religion ? Pour des hommes d'Église, cette question semble saugrenue. Mais un enfant la choisit-il ? Le bon sens commun dira qu'il reste dans celle de ses parents. Dès sa naissance, il est confisqué par ceux-ci qui le verrouillent dans leur case religieuse. Ils ne lui demandent pas son avis. À son âge, qui y penserait ? Puis on lui inculque les préceptes de la religion de papa et de maman quand le couple partage celle-ci. Si chacun vit dans son pôle religieux différent, ça devient un problème. Le caractère le plus fort l'emporte et l'enfant s'ajoute à la statistique du culte. Si je crois en Dieu, pourquoi dois-je obliger mes enfants à me suivre ? Pourquoi ne leur laissé-je pas le choix ?
Tout comme la foi. Quand donc acquiert-on la foi ? Qu'a-t-elle d'héréditaire, est-elle transmise de père en fils ? On raconte que la foi ressemble au coup de foudre. Ça vient ou ça ne vient pas. Pour moi, je ne l'ai pas ressentie. Les athées ou les agnostiques ont-ils une foi quelconque ? On entend parfois des âneries sur les croyances des athées ! Que ne dit-on pas ?
Quand je rencontre quelqu'un qui paraît fervent religieux comment puis-je arriver à communiquer avec lui ? Rien de ce que je lui dirais ne lui deviendra compréhensible. Les mots, les verbes, les adjectifs, tout mon langage lui semble inconnu. Même quand je crois parler sa même langue. Et vice-versa ! Dois-je essayer de le convertir ? Puis-je vivre en communauté avec lui si je suis persuadé que mon Dieu est le Dieu unique de l'univers ?
Quand je me regarde dans un miroir, je ne vois que mon image. Je ne vois jamais celle de mon créateur. Enfin ça devient exagéré puisque mon seul créateur était mon père ! Pourquoi en est-il ainsi ? Pourtant j'avais toujours cru qu'il manifestait sa présence partout à la fois. Je n'ai pas compris son don d'ubiquité. Je n'ai trouvé aucun croyant qui me l'a expliqué, en toute logique.
Mes enfants que j'avais élevés dans ma croyance ont décidé de l'abandonner dès l'âge de douze ans. Je ne sais comment réagir. J'ai demandé conseil. Mon rabbin m'a conseillé de les garder au sein de la famille. La dilution s'amplifie avec l'éloignement, aurais-je compris.
Je prie cinq fois par jour. Cela me cause des ennuis parce que sur mon lieu de travail, ils se prétendent tous athées et sont peu tolérants. J'ai trouvé des collègues qui croient comme moi. On s'organise.
Farida, ma femme, porte le voile. Léger, pas comme en Arabie. Nous pratiquons peu, tout juste le minimum pour vivre comme tous les autres. On s'adapte au monde moderne. Mes enfants ont arrêté de respecter le jeûne annuel. J'ai beaucoup de problèmes avec ma communauté qui considère cette dérive d'un mauvais œil. Ils me conseillent de le contraindre. Heureusement pour eux, les enfants nous ont quittés. Pendant quelques années, je ne rencontrais plus personne. J'avais un petit sentiment d'intolérance. J'avais été, en quelque sorte, boycotté, voire excommunié. Un peu comme une brebis galeuse. Maintenant tout redevient normal, comme avant.
Parfois je me dis que je vivrai bien sans Dieu. Il y tant de choses qui se passent dans le monde. On se dit à quoi sert la religion. Mon Dieu ou celui des autres n'ont pas empêché les guerres, les massacres. Quand il y a eu des génocides, il n'a pas bougé le petit doigt. Là, j'avoue que je n'ai jamais compris.
Pourtant ce n'est pas faute d'avoir écouté le curé me révéler que je dois agir pour le bien commun. Il a toujours réponse à tout. J'avais accompli mon pèlerinage à Lourdes pour y rencontrer la vierge. Je n'ai aperçu que la grotte, sa statue et beaucoup de magasins dans la rue principale de la ville. Un monde fou ! On m'a raconté qu'il y avait des miracles, des guérisons par exemple. Je n'ai assisté à aucun. Dans un bar, j'ai demandé à boire de l'eau, on m'a demandé de payer le verre. Il paraît qu'elle est bénite.
Depuis six mois que je reste au chômage, je demande parfois des conseils à mon curé. Il me semble si bon et toujours très optimiste. Il m'encourage à réciter une prière. Quand je le rapporte à ma femme, elle est révoltée. Le curé ou son église ne remplissent pas mon caddie au supermarché, me dit-elle.
Il nous a beaucoup rendu visite quand mon fils aîné avait ses neuf ans. Il lui trouvait une voix de soprano et voulait toujours qu'il chante pour la messe de réveillon de Noël. Puis quand mon fils a mué, il est devenu plus discret.
Je crois que je vais arrêter de le rencontrer. Depuis toujours, à part du baratin, je n'en ai rien obtenu vraiment. D'ailleurs quand je prie Dieu, non plus, je n'obtiens rien en retour. Je me souviens qu'on m'avait raconté un jour "aide-toi, Dieu t'aidera". Je n'ai jamais eu d'aide de sa part.
Peut-être devrais-je en changer. La religion juive, je l'aurais beaucoup aimée. Le rabbin m'a dissuadé d'essayer de me convertir, surtout à mon âge.
Le bouddhisme est la seule où j'ai reçu les plus grandes sympathies. Ce qui me rapproche de celle-ci : l'absence d'un Dieu créateur. Enfin une qui nous évite d'abandonner notre esprit en croyant que Dieu résoudra nos problèmes ou viendra à notre secours en décembre 2012. Par contre, le bouddhisme m'oblige à réfléchir, ça me gêne. Je n'y étais pas habitué avec les autres.
Avant d'adopter cette religion, je vais faire un essai de vivre sans aucune. Je connais des gens prétendant qu'ils ne croient en rien sauf en l'homme. Quelle arrogance démesurée ! Quand je pense qu'il agit en prédateur. Les athées ne me paraissent pas des gens sérieux. Ils cassent tout et n'apportent aucune solution en échange. Je ne sais pas si je vais tenir longtemps pendant cette période d'essai.
Farida me donne tort. Si je meurs pendant cette période à vide, que deviendrais-je ? Que fera-t-elle de mon corps ? Toutes ces questions qu'elle m'oblige à méditer. Je la hais. Non, je n'aurais pas dû évoquer cette idée, ce ne relève pas de mes croyances. Mon Dieu, que dis-je là ?
J'ai la tête toute retournée avec cette pensée religieuse qui me hante l'esprit. Pourquoi faut-il parler d'esprit dans un monde d'athée. Ça se trouve dans ma tête, n'est-ce pas ?
Quand j'ai visité Tanger, je me suis rendu chez un
marabout qu'on m'avait conseillé. Je n'ai rien compris de ce qu'il baragouinait. Il parlait arabe, moi pas. J'ai eu comme l'impression qu'il présentait comme un homme sage bien que dans la région, beaucoup de gens discutaient sur sa fin de parcours. Fin de quoi ? Personne ne me l'a expliqué. Beaucoup affirmaient aussi qu'il semblait 'maboul' ou fou (نمجنو), le saint homme. Il me faisait penser à une sorte de magicien. J'ai toujours aimé les magiciens et leurs trucs.
Quand j'étais petit, papa m'emmenait au cirque voir les ours et les clowns. Mais j'ai toujours préféré les magiciens. Ils racontent des histoires incroyables un peu comme les curés à la messe en latin. On n'y comprenait jamais rien sauf l'« ite missa est » de la fin quand on pouvait sortir de l'église en courant.
Ce qui m'effraierait c'est de vivre dans un environnement compulsif où la religion me serait imposée. Devrais-je soutenir le parti islamiste Ennahdha en Tunisie où tout laisse supposer qu'il arrivera le premier avec la sharia en guise de dessert ?
Je vais essayer de rester sincère. Ce qui m'effraie dans les religions ce sont leurs textes compliqués, sans preuve. Les livres religieux paraissent si difficiles à comprendre. Il y en a tellement que je m'y perds. De plus, ils se contredisent souvent. Certains prétendre qu'ils auraient été rédigés durant l'antiquité ou la préhistoire, aller savoir ! Ils ont tous des noms qui donnent l'impression que c'est fait exprès. Les érudits qui traduisent ces textes saints doivent avoir de l'importance.
Ce que j'apprécie ce sont les prédicateurs qui aident à mieux comprendre les vertus religieuses. Ils savent si bien tout simplifier. Il suffit de suivre la direction indiquée sans trop se poser de questions. Chaque religion a son prédicateur, ce sont leurs noms qui changent.
12:43 Ecrit par Jconsult dans Religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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29.09.2011
Descente en enfer de la droite française
La France n'a pas connu depuis longtemps une telle dégringolade d'un parti au pouvoir et une telle déconfiture à répétition.
Toutes les élections locales depuis 2007 ont été perdues par l'UMP. Le Président Sarkozy n'arrête pas de chuter dans les sondages d'opinion qui le donnent maintenant à 32 % d'opinions favorables ce qui équivaut à 68 % défavorables, ceci malgré son héroïsme triomphant dans l'intervention contre la Libye de Kadhafi.
Les affaires s'accumulent chaque jour davantage avec celle de Woerth-Bettencourt qui renaît des cendres où ses conseillers l'avaient envoyée. Maintenant d'autres affaires refleurissent telle celle de Karachi où on parle maintenant de valises à l'instar des valises de Gourbi qu'on reprocherait à l'amnésique provisoire Chirac et à Villepin.
Dernièrement, la chute sénatoriale, « prévisible » puisque conséquence des élections perdues depuis quatre ans, n'en est pas moins un camouflet pour un président prétendant venir chambouler la France. La gauche va désormais occuper le Sénat qui était resté à droite depuis la IVe République, plus d'un demi-siècle !
Les Français ont beaucoup souffert depuis ces dernières années dans un environnement politique menteur avec une presse et d'autres médias à la botte jouant la roue de transmission des bonnes nouvelles officielles.
La France qui subit la dette publique la plus colossale que le pays n'ait jamais connue. Un chômage à 10 % alors que ce président n'en promettait que la moitié en 2007. Le budget 2012 prévoit une dette atteignant 87.4 % du PIB, « pour la première fois, le paiement des intérêts de la dette sera le premier poste budgétaire : son montant devrait s'élever à 48,77 milliards d'euros »
Un pays en ruine qu'il va laisser à la gauche en ayant distribué beaucoup à ses amis au cours de son quinquennat. « En 2009, 8,2 millions de personnes vivaient avec moins de 954 euros (seuil de pauvreté) par mois, soit 13,5% de la population Française. » La Bourse dévisse et le CAC descend en dessous des 3.000 points à - 42 % depuis 5 ans et à - 20 % depuis le 1er janvier 2011. Le commerce extérieur produit des déficits jamais enregistrés. Les délocalisations battent leur plein.
Par contre, les patrons du CAC40 ont vu leur revenu augmenter de 40 % cette année, tout le monde n'est pas obligé de se sentit infortuné. Sarkozy n'a pas rendu que des Français malheureux, « Le dixième le plus riche de la population mondiale détient 83 % de la richesse. L'Amérique du Nord et l'Europe possèdent plus de 60 % de cette richesse. La France est l'un des pays qui comptent le plus de millionnaires. »

La Justice maintenant s'occupe beaucoup de ses nombreux amis qui l'ont si bien aidé au fil des ans y compris depuis son ministère de l'Intérieur. Avec cerise sur le gâteau, le très gracieux, monsieur Hortefeux qui s'emmêle dans des entretiens téléphoniques bavards sans compter les Bazire et Gaubert que la justice entend en ce moment. On découvre même au coin d'une rubrique qu'un juge « proche » serait mis en examen pour cause d'écoutes illégales. Cette belle Justice française qui a marché à deux vitesses depuis ce quinquennat avec un Parquet aux ordres.
Une gouvernance française à coup de déclarations péremptoires qui devaient sauver la finance internationale, la banqueroute de la Grèce et bien d'autres choses encore.
Le Canard enchaîné (28 septembre 2011) nous rapporte cette semaine ses propos sur les gens de son parti : « c'est vraiment la cata, au-delà du pire que l'on pouvait imaginer. Quand je pense qu'hier encore tous ces connards me disaient que ça passerait ! Ils connaissent autant la carte électorale que moi celle du Baloutchistan ».
L'énervement doit atteindre son paroxysme pour en arriver à de telles extrémités.
Le bonheur devrait sourire sur le visage de la gauche et sur celui des candidats à la présidence. Sarkozy va-t-il leur laisser un cadeau ou bien un vrai corps en décomposition ? Avec leurs discours plus ou moins lénifiants, ces candidats ne donnent pas l'impression d'avoir pris la bonne mesure de la tâche qui les atteint ou cherchent-ils à passer d'abord, on verra ensuite ?
Ce n'est pas étonnant que les Français ne croient plus aux politiciens de tous poils.
La France a subi l'arrivée du XXIe siècle comme la pire descente en enfer de toute son histoire. Tout s'écroule de partout avec des ministres tout aussi incompétents et menteurs les uns comme les autres.
Déjà beaucoup de gens précautionneux ont pris les devants en partant s'exiler vers des refuges fiscaux avec leurs valises.
Quel pays voudra-t-il récupérer Sarkozy après son mandat non renouvelé ? Peut-être ira-t-il en Italie prendre un repos bien mérité !
18:37 Ecrit par Jconsult dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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28.09.2011
Prédateurs (suite) : Arabie saoudite et Israël
- Arabie: flagellation pour conduite automobile
Un tribunal saoudien de Djeddah vient de condamner une femme à 10 coups de fouet pour avoir contesté l'interdiction faite aux femmes de conduire dans ce Royaume, selon Amnesty International du 27 septembre 2011.
La sentence a été reportée de deux jours après l'annonce « démocratique » du Roi d'accorder le droit de vote dans 4 ans aux femmes pour les prochaines municipales.
« La flagellation est un acte qui consiste à fouetter le corps humain avec un fouet, des lanières, ou une tige souple ».
« Le ministre de l'Intérieur a formellement interdit aux femmes de conduire en Arabie saoudite depuis 1990, quand un groupe de femmes a organisé une manifestation pour contester une interdiction d'usage en place jusque-là. »
Le Roi a sans doute oublié, dans sa libéralisation des femmes dans leur droit de vote, d'évoquer la honte des « châtiments corporels, en particulier la flagellation, qui sont systématiquement imposés comme peine par les tribunaux dans le pays».
Hillary Clinton et le reste de l'Europe pourraient s'insurger aussi contre cette torture légalisée en Arabie Saoudite. C'est le grand silence dans les chancelleries occidentales : nous aimons tant le pétrole arabe que ce grand amour nous rend sourd, muet et aveugle comme il n'y a pas si longtemps quand on aimait aussi beaucoup le dictateur libyen Kadhafi !
- Israël: Gilo 1100 logements nouveaux de colons à Jérusalem Est
« Hilary Clinton déclare le 27 septembre 2011 que la décision d'Israël de construire 1.100 logements à Gilo, au-delà de la Ligne verte, est contre-
productive dans l'optique d'une reprise des négociations de paix avec les Palestiniens ».
Quand on connaît l'extrême prudence verbale des Américains quand ils traitent des affaires israéliennes, on pourrait traduire en langage clair : 'Les États-Unis considèrent que Netannyahou méprise l'opinion internationale et la leur en particulier et qu'il n'en fait qu'à sa tête'. Qui en aurait douté ?
En Europe, cette décision est considérée comme une provocation.
Gilo est en territoire palestinien même si les fouilles récentes prouveraient que ce site est mentionné dans le Livre de Joshua et dans le Livre de Samuel.
Les Israéliens se butent aux réalités historiques et voudraient convaincre le monde que l'Histoire s'apprend dans les livres saints, notamment la Bible. On entend une femme juive de Gilo affirmer (France-Info, 28/09/2011), avec un aplomb certain, que Gilo fait partie de l'État juif et que la Palestine n'existe pas et n'a jamais existé... Elle est de toute évidence de bonne foi et elle tient ses affirmations de la culture générale du pays notamment dans les milieux ultra-religieux.
- Israël : Rappel historique extra Bible
L'État d'Israël a été créé à la suite de la pression de mouvements sionistes, dans la première partie du XXe siècle, sur les puissances coloniales de la région particulièrement auprès des Britanniques. « Le Britannique Arthur Balfour, ministre des Affaires étrangères, cherchant à obtenir le concours des Juifs pendant la 1re guerre mondiale édicta une déclaration aussi épique qu'ambigüe ».
« Cette lettre est écrite en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'État d'Israël. Par cette lettre, le Royaume-Uni se déclare favorable à l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif ... Cette déclaration est considérée comme la première étape dans la création de l'état d'Israël ».

« Sioniste actif et ami proche de Chaim Weizmann, 'Lord Rothschild' a travaillé pour formuler le projet de déclaration pour une patrie juive en Palestine »
« Une fois les Turcs vaincus, les Britanniques ont gouverné la Palestine en tant qu'autorité militaire de 1917 jusqu'à 1922. Puis la Société des Nations attribua à la Grande-Bretagne le mandat de gouverner la Palestine et de préparer ses citoyens à l'autonomie gouvernementale. À partir de ce moment, l'immigration juive en provenance d'Europe a augmenté de façon phénoménale, avec le cabinet britannique promettant de respecter rigoureusement la promesse de Balfour d'une patrie juive, tel que cela fut interprété par les sionistes ».
« Les Arabes jamais mentionnés dans la déclaration de Balfour étaient très en colère contre ce qu'ils craignaient d'être remplacés et dominés par des étrangers d'une autre religion que la leur. Au cours des années 20, des massacres furent commis dont le plus notoire étant celui de 60 religieux juifs dans la ville d'Hébron, à 30 km environ au sud-ouest de Jérusalem. »
Au fil des ans et jusqu'à la reconnaissance de l'État d'Israël en 1948 par les Nations Unies, les Arabes essayèrent, en vain, de s'opposer par les armes contre cette invasion de leur pays. Les Britanniques y mirent bon ordre, notamment en 1939, en écrasant les soulèvements des Arabes mettant fin à leur résistance au profit des sionistes qui avaient bien planifié cette intervention britannique dans leur bonne direction.
La suite s'est accélérée avec la montée en puissance de l'immigration juive surtout pendant et après la IIe guerre mondiale, immigration en hausse dès les années 1920.
Tout ça pour vous rappeler que la prise de la Palestine par les Juifs venus d'Europe n'a rien de biblique, mais relève de la volonté des sionistes dès le début du XXe siècle, de la complaisance britannique et de la conscience coupable des grandes puissances cherchant à se faire pardonner leur « inertie » au cours de la solution finale engagée par Hitler et sa bande, avant et pendant la guerre.
Les camps de la mort et les chambres à gaz n'ont pas été découverts par les armées alliées quand elles ont envahi l'Allemagne, mais bien avant et ces pays n'ont rien fait alors. Dès 1941-42, les alliés savaient que les camps existaient en Allemagne et que des massacres à grande échelle étaient organisés par les Allemands contre les populations juives. « En 1942, les Alliés ne possédaient ni les moyens, ni, plus important, la volonté d'essayer d'apporter une aide significative à la communauté juive européenne. »
11:42 Ecrit par Jconsult dans De la guerre et de la paix | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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27.09.2011
Poutine, le retour aux sources
Depuis la nuit des temps, la Russie n'a connu que des régimes politiques autocratiques dirigés par des Tsars ou tout comme dont le règne s'est achevé en 1917 par l'avènement du communisme donnant à ce pays son nouveau nom d'Union des républiques socialistes soviétiques - URSS, plus communément appelé Union soviétique.
La Russie communiste : URSS
Cette union est dirigée par des dictateurs jusqu'en 1982, puis après une période de vacance du pouvoir, Gorbatchev essaya dès 1985 de « démocratiser » ce pays qui n'en avait aucune idée et dont les services secrets et l'armée avaient encore un fort pouvoir :

La Russie vécut 68 années de communisme pendant lesquelles le pouvoir resta entre les mains de la nomenklatura à qui le Parti confiait tous les pouvoirs et la richesse du pays. Cette d'oligarchie traversa toutes les périodes passant du communisme d'État à l'ère libérale d'Eltsine jusqu'à aujourd'hui.
Exit l'URSS, le tournant libéral
Dès 1991, la Fédération de Russie remplace l'ancienne URSS et le communisme d'État se convertit en institutions libérales où la privatisation s'exerce dans l'obscurité complète générant des fortunes spontanées et l'appauvrissement de millions de Russes.
En revisitant l'histoire de la Russie, on a du mal à y déceler une lueur de démocratie durable hormis la parenthèse Gorbatchev. La culture du pays relève d'un gouvernement puissant avec une police et une armée présentes pour défendre la nation.
Les jours qui suivirent la mort de Staline, un des dictateurs les plus sanglants de l'Histoire, les Russes l'enterrèrent dans le mausolée de Lénine à Moscou où ils venaient faire leur deuil par milliers. Il en fut retiré en 1961 à l’époque de la déstalinisation du pays.
Poutine, l'homme fort depuis 2000, est un ex-espion du KGB, ex-service secret de l'URSS.
Aujourd'hui, les Russes sont pessimistes et ne croient pas vraiment que la démocratie va débarquer un jour dans leur pays. Beaucoup pensent qu'un départ de Poutine ne changera rien à leur histoire et que quelqu'un de semblable prendra sa relève sans rien changer.
« 'La Russie vit toujours dans une imitation de la démocratie', déclare Olga Kryshtanovskaya, chef du Centre pour les Élites de l'Académie russe des sciences Institut de Sociologie. »
Quand le modèle russe est évoqué, sa définition serait : « une démocratie souveraine permettant la domination d'un parti unique vers la 'modernisation' ».
La liberté de la presse ?
Tout le monde a en tête l'assassinat d'Anna Politkovskaïa le 7 octobre 2006 qui résume à elle seule l'insécurité de la presse en Russie. Elle « était
une journaliste russe et une militante des droits de l'homme, connue pour son opposition à la politique du président Vladimir Poutine, sa couverture du conflit tchétchène et ses critiques virulentes envers les autorités actuelles de la république caucasienne ».
La liberté de la presse est une façade fictive qui n'existe que lorsque les intérêts des factions au pouvoir ne sont pas mis en cause. Les journalistes trop curieux s'autocensurent sachant les risques courus s'ils dépassent la ligne rouge.
Au cours des années Poutine-Medvedev, depuis 2000, près de 122 journalistes ont été trouvés morts pour des raisons multiples et variées dans des cas d'accidents de la route, de chutes et d'homicides dont les responsables sont peu ou prou poursuivis par une justice tolérante.
En début des années 2000, Poutine autorise un système technique pour pratiquer l'écoute téléphonique en Russie (SORM) permettant à la police de surveiller le trafic Internet et aux FAI (fournisseurs d'accès Internet) de l'aider dans ses enquêtes.
Les guerres : Tchétchénie & Géorgie
Dans le domaine de la paix « intérieure », la Russie s'intéresse à la Tchétchénie. « Cette petite république est relativement riche en pétrole et gaz naturel ». « Suite à différents prétextes, deux guerres sanglantes et destructrices avec le « Centre fédéral » (Russie) éclatèrent en 1994-1995 et en 1999-2000 ». La presse est pratiquement interdite dans la région où la curiosité est un péché mortel.
Un petit pays de 4.5 millions d'habitants au sud de la Russie, la « Géorgie » connut un printemps 2008 assez funeste : l'armée de son voisin du Nord occupa une partie de son territoire en l'annexant définitivement.
La corruption envahissante
Une plaie sévit particulièrement en Russie : la corruption, mal endémique que Medvedev a entrepris de combattre. Depuis 1995, Transparency International publie « l'index de perception de la corruption » dans le monde classant les pays par ordre croissant de niveau de corruption. La méthodologie employée est discutable. Néanmoins, le niveau de corruption peut se mesurer comparativement. La Russie dans
cette relation se voit attribuer, en 2010, la position 154 (147e en 2008) sur 178 pays (sur 180 pays en 2008) notés. Selon le rapport mondial sur la corruption 2009, « D'après une étude menée en septembre 2008, 74 % de la population estime que le niveau de corruption en Russie est « élevé » ou « très élevé ».
« Les institutions perçues comme étant les plus corrompues sont la police routière (33 %), les services municipaux (28 %), la police (26 %) et les institutions en général (23 %). Selon la même étude, 43 % des personnes interrogées considéraient que les mesures prises l'année précédente par les pouvoirs publics pour lutter contre la corruption n'étaient pas efficaces.»
« La Commission d'enquête du Parquet estime que les entreprises russes versent jusqu'à 33,5 milliards de dollars chaque année sous forme de pots-de-vin et de commissions occultes. »
Une économie bien portante
Parallèlement à tous ces problèmes inhérents à la société russe, Poutine bénéficie d'une excellente conjoncture économique et de la hausse des matières premières dont la Russie devient grosse exportatrice. Il leur doit sa popularité et le peuple russe, médiatiquement manipulé, aujourd'hui comme hier, se laisse prendre au piège des promesses de meilleurs lendemains comme à l'époque soviétique où 'travailler plus' était signe d'un futur enchanteur.
Cependant l'économie russe a redressé la tête par rapport à la mauvaise passe de l'après-communisme. En 2010, le PIB (PPP) est estimé à 2.229
MM$ plaçant la Russie au 7e rang mondial, la croissance de 3.8 %, supérieure à la moyenne européenne, le PIB (PPP) par tête estimé à 15.900 $ (63e dans le tableau).
Mais cette situation de rente provisoire ne peut combler l'absence de modèle économique pour le pays. Toute baisse future ou probable du prix des matières premières peut s'avérer dangereuse pour Poutine et la Russie subirait alors un régime libéral, tendance répressive, si l'économie ne suivait plus.
« Les défis à long terme de la Russie intègrent
- une population active en diminution,
- le niveau élevé de corruption,
- la difficulté d'accès aux capitaux pour les petites entreprises non énergétiques, et
- la faiblesse des infrastructures requérant des investissements importants.»
Demain, le retour de Poutine
« Vladimir Poutine a déclaré samedi (24 septembre 2011) qu'il sera candidat à la présidence de la Russie en 2012, s'assurant presque certainement qu'il reprendra le poste qu'il occupait auparavant préfigurant probablement plusieurs années de pouvoir
d'un seul homme que beaucoup en Occident considèrent comme un recul de la démocratie. »
Poutine va maintenant se présenter en 2012 pour un mandat de 6 ans tel que le prévoit désormais la Constitution taillée sur mesure. Il pourra le renouveler jusqu'en 2024, ce qui constitue pratiquement sa promesse aux Russes croyant encore qu'il incarne leur messie un peu à l'instar de Staline s'inventant le culte de la personnalité.
Pour mémoire
Se souvenir que Staline fit partie des 6 « grands » dictateurs de l'histoire moderne. Au cours des années 40, ces dictateurs qui dirigeaient les grands pays du monde se comptaient par 6 :

11:15 Ecrit par Jconsult dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.09.2011
Arabie Saoudite : parodie de démocratie
On se réjouit partout, un « pas-de-géant » vient d'être accompli par un pays islamique pratiquant la sharia. L'Arabie Saoudite « refuse de marginaliser les femmes dans sa société » : on applaudit et on demande à comprendre comment cette décision se traduira dans la pratique !
Cette décision ne prendra effet qu'en 2015, dans 4 ans, pour une élection « municipale » qui se tient déjà cette année. En fait, il s'agit de la seule élection tenue dans ce royaume de Monarchie héréditaire absolue. Pourquoi n'attendre que 4 ans ? Si j'étais le Roi, j'aurais arrondi à 10 ans !
Le communiqué nous précise : « nous avons décidé, après avoir consulté les oulémas et d'autres personnalités (masculines cela va sans dire) d'associer les femmes ... ».
Cette avancée timorée de la démocratie s'analyse comme une « modernisation équilibrée en conformité avec nos valeurs islamiques qui défendent les droits... » Voilà ce que dit le roi Abdullah.
Les valeurs islamiques en vigueur dans le royaume « interdisent toujours aux femmes de voyager seules, de conduire une voiture, de travailler ou de subir des interventions chirurgicales sans l'autorisation du mâle de la famille »
Une femme de Djeddah se confie au Guardian « : « Ainsi, je pourrai voter, mais je ne peux pas obtenir un permis de conduire » qui ajoute
« qu'elle doit garder l'anonymat. Si je dis mon nom, je me mets en contravention avec la loi sur la tutelle ». Quand elle voyage, la femme d'Arabie Saoudite doit être accompagnée par son mari ou son frère ou son fils. Un enfant de sexe masculin a plus de droits qu'une femme adulte ! Remercions la sharia pour cet esprit protecteur de la femme en milieu islamique.
Quand on voit de jeunes Françaises musulmanes défier la loi contre le port du voile intégral, portant le niqab en public, on ne peut que déplorer l'ignorance de ces personnes qui devraient faire un petit séjour en Arabie saoudite où elles nécessiteraient une escorte masculine pour affirmer leurs droits de façon aussi péremptoire.
Si on écoute leur affirmation : « Je me fais insulter tous les jours, il y a une montée de l'islamophobie qui est absolument intolérable », on aimerait savoir à quoi ressembleraient
leurs remarques après un séjour en terre de la sharia qu'elles semblent approuver « de loin ».
Qui pourrait imaginer un curé, vêtu à l'ancienne, déambulant en centre-ville de Riyad, tout près de la tour Al Faisaliyah. Combien de temps durerait sa promenade sans l'intervention musclée de la police, en supposant qu'il soit entré dans le pays avec la photo de curé dans son passeport ?
Le printemps arabe, qui n'a pas encore accouché de démocratie, a créé un « embarras » montrant du doigt le Royaume n'ayant pas encore bougé le petit doigt. C'est sans doute la raison de cette dernière grande décision du monarque de permettre aux femmes de voter dans 4 ans !
La jeune femme interviewée par le Guardian précise : « Les Saoudiens ne veulent pas changer la famille royale, ils souhaitent ... le changement sous la tutelle de la famille royale ».
Qui plus est, la justice saoudienne accorde peu de poids à la parole d'une femme quand le témoignage d'un homme vaut deux témoignages féminins. Rappelons aussi que la polygamie est permise pour les hommes qui peuvent divorcer unilatéralement.
L'Arabie saoudite reste un pays où la ségrégation sévit à l'encontre des femmes considérées comme citoyennes de seconde zone. C'est le régime
de l'apartheid, la discrimination systématique appliquée aux femmes.
La culture du pays est si « masculine » qu'un grand nombre de femmes « ne veulent pas de changement radical » et « rejettent les critiques étrangères qui ne comprendraient pas le caractère unique de la société saoudienne ».
Un machisme qui « implique forcément la phallocratie (seuls les hommes décident ou ont le pouvoir de décider dans les domaines les plus importants) et la misogynie» en résultant.
L'Église catholique s'apparenterait assez aux valeurs islamiques dans le domaine du droit des femmes. En dehors du fait qu'il n'y est pas question de conduite automobile ou de voyage accompagné ou de se cacher le visage de pied en cap ou de tutelle masculine, l'église ne laisse aux femmes qu'un rôle subalterne en son sein et leur refuse tous les droits que notre société moderne a fini par adopter après une lutte de longue haleine menée par les mouvements féministes occidentaux.
NB. Pour éviter tout malentendu et des interprétations inappropriées, la photo montrant une femme portant un fardeau de branchages précédée par un homme marchant devant elle, fumant une cigarette, illustre le machisme à son apogée et n’a pas été prise en Arabie saoudite où les femmes ne portent habituellement « rien sur le dos » !
12:00 Ecrit par Jconsult dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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25.09.2011
États prédateurs incognito
Le prédateur est généralement un animal ou un organisme chasseur qui s'alimente de sa proie qu'il ne tue pas nécessairement bien que l'issue revient au même.
Nous n'avons souvent en tête que les grands prédateurs que constituent les mammifères carnassiers tels les lions, les tigres ou les léopards.
On oublie toujours d'ajouter que le plus grand prédateur de notre temps est l'être humain. Le lion n'est pas plus prédateur que la vache broutant l'herbe, -l'herbe du lion c'est la proie qu'il doit tuer pour s'alimenter, lui et sa famille- ou que la cigogne ingurgitant la grenouille qu'elle vient d'avaler.
L'homme nait prédateur non par faim, mais par nature. Notre histoire est peuplée de la cruauté prédatrice de l'homme qui tue et a tué sans raison et sans besoins. Quand l'homme s'est organisé en villages, en bandes, en tribus, en nation, en État, sa prédation a évolué en proportion.
Quand on visite l'histoire des grands prédateurs, il suffit d'énumérer leurs méfaits pour que n'importe qui puisse les identifier sans boussole et sans carte voire sans mémoire.
Si on évoque les camps de la mort ou les chambres à gaz, même un enfant de dix ans peut montrer sur une carte l'emplacement de cette barbarie programmée et identifier le prédateur.
Si on parle de torture « en temps de guerre », l'éventail s'élargit. Pour reconnaître le prédateur, il suffit alors de préciser le genre de torture dont on parle.
Si on évoque la « gégène », ceux qui avaient 20 ans en 1960 peuvent s'en souvenir et montrer en Méditerranée le pays qui en a souffert le plus et son prédateur.
Si vous dites « napalm », à quoi cela vous fait-il penser ? À la IIe guerre mondiale ou à une région spécifique de l'Asie ? Comment trouver ces prédateurs ayant utilisé ce produit basé sur l'essence ?
Quand on évoque « une prison à ciel ouvert », faut-il remonter jusqu'à la nuit des temps pour trouver celle-ci sur la carte et son géôlier ?
Si vous prononcez le mot « drone », à quoi pensez-vous ? Tout le monde sait ou devrait savoir qu'un drone s'apparente à un avion sans pilote qui peut servir pacifiquement comme militairement. Quand un agent, devant son écran d'ordinateur, dirige avec sa souris son drone vers sa cible comme dans un jeu vidéo, cela fait-il penser à l'ensemencement d'une terre agricole ou à l'attaque d'ennemis bien identifiés ?
Tout le monde a entendu parler du mot « génocide » qui représente « l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales ».
Les plus connus sont ceux commis avant et pendant la IIe guerre mondiale, mais malheureusement on en trouve après en Europe, en Asie, en Amérique latine et en Afrique qui n'ont rien à envier aux précédents. Les mots tels que « nazis », « ottoman », « Tutsis », « Khmer rouge », « colons allemands », « Kiev », « Srebrenica » ou « CIA » peuvent rafraichir les mémoires. Les noms des pays agressés peuvent aussi aider au souvenir : Arménie, Rwanda, Cambodge, Namibie, Ukraine, Guatemala, Bosnie.
La torture désignée sous la « simulation de noyade (waterboarding) » ou la « baignoire » consistant à suffoquer la victime subissant le martyre de la noyade, a été pratiquée depuis la IIe guerre mondiale pour s'inviter ensuite jusque dans la guerre contre le terrorisme. Des régions telles que l'Indochine sous occupation française, l'Algérie, le Viêt Nam, l'Afghanistan ont toutes connu ces méthodes destinées à faire parler « l'ennemi ».
« Le Falun Dafa (法轮大法 en chinois simplifié, Fǎlún dàfǎ en pinyin) ou Falun Gong (法轮功 en chinois) est un mouvement spirituel chinois. Fondé par Li Hongzhi en 1992, ce qigong particulier comptait en 1999 environ 70 millions de pratiquants. »
« Dans le Comté de Yilan, Province de Heilongjiang la police torture cruellement des détenus, pratiquants de Falun Gong. Ils incitent les détenus à faire de même. Parmi les moyens de torture : l'utilisation d'un sac plastique pour faire suffoquer des pratiquants, cogner la tête contre le mur, racler la cage thoracique, fouetter avec un bâton en bambou et percer les bouts des doigts. » Dans ce cas, l'identification du prédateur ne doit pas sembler trop difficile !
Au Tibet, pays du Dalaï-Lama, la torture existait avant l'invasion chinoise en 1950 qui annexa le pays en l'intégrant comme une province à la République Populaire de Chine. La torture continua après cette annexion.
Un petit pays de 4.5 millions d'habitants au sud de la Russie, la « Géorgie » connut un printemps 2008 assez funeste : l'armée de son grand voisin occupa une partie de son territoire en l'annexant définitivement.
« Guantanamo » qui connaît ? N'est-ce pas une prison plus connue que « Alcatraz » ou le «Château d'If» ou « Sainte Hélène » ? N'est-ce pas
une prison hors des territoires américains où leurs lois n'ont pas cours ?
Qui n'a jamais entendu parler de la célèbre « place Tian'anmen » qui connût un printemps aussi célèbre que les massacres qui suivirent la manifestation « d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois, qui dénoncent la corruption et demandent des réformes politiques et démocratiques » et où le nombre de morts de 2.600 fut révisé à la baisse à 241 sous la pression du gouvernement.
Personne ne peut avoir oublié aussi le « Printemps de Prague » en 1968 quand des tanks déferlèrent dans cette capitale pour anéantir tout espoir de liberté.
Qui connait le Liban et ses camps de réfugiés palestiniens tels « Sabra et Chatila » où un massacre fut « perpétré, du 16 au 17 septembre 1982, par les phalangistes libanais dans un secteur "sécurisé" par l'armée israélienne ».
On sait tous que des terroristes malfaisants ont sévi en « Tchétchénie » et que l'armée « régulière » dût les combattre à leur corps défendant.
« Darfour » doit certainement parler à beaucoup de personnes. C'est si près de nous !
« Los 'desaparecidos' », les disparus argentins sous la dictature de Videla entre 1976 et 1983 : « le gouvernement formé par la junte militaire lança la persécution politique, l'enlèvement et l'assassinat secret de personnes pour des motifs politiques et religieux dans le cadre de ce que l'on connaît comme la guerre sale en Argentine. »
Quand on voit, au cinéma, la série « Predator » commencée par Schwarzenegger, on pourrait oublier que les prédateurs réels existent encore partout dans le monde et n'ont pas le visage de science-fiction qui effraie autant. Les prédateurs qui sévissent sont souvent monsieur Tout-le-Monde, au service de son pays, qui rentre à la maison à la nuit tombée et qui regarde la télévision pendant que madame s'occupe du repas et des enfants.
Si on compare les animaux prédateurs se nourrissant tout simplement avec les humains prédateurs le faisant par plaisir, pour l'argent ou pour la conquête, on ne peut pas ignorer que les premiers sont en voie d'extinction alors que les humains croissent régulièrement. Le contraire serait certainement préférable.
Voir sur le site http://www.ranker.com/list/top-10-types-of-medieval-tortu... des tortures infligées au Moyen Âge.
Un dernier mot sur les pays « définis » comme prédateurs par la communauté internationale bien-pensante : la Corée du Nord, l'Iran, le Myanmar, ces pays, tout aussi liberticides qu'ils soient, n'ont pas commis des sévices tels que l'Occident en a accumulé depuis le siècle dernier.
Pays concernés : Allemagne, France, États-Unis, Israël, Turquie, Rwanda, Cambodge, Ukraine, Serbie, Chine, URSS, Russie, Soudan, Argentine
16:46 Ecrit par Jconsult dans De la guerre et de la paix | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : guantanamo, sabra et chatila, État prédateur, lion, chambres à gaz, gégène, napalm, prison à ciel ouvert, drone, génocide, nazi, ottoman, tutsi |
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24.09.2011
Mahmoud Abbas - Netanyahou : 1 à 0
Les Palestiniens s'imposent face à Israël par un score final de 1 à 0.
Mahmoud Abbas est en lice du tournoi des Nations Unies. Ce n'était pas une mince affaire. Avant le match, ses premiers adversaires, les États-Unis, menés par Obama 'caméléon', opiniâtre et combattant, s'opposent à sa rentrée sur la scène internationale. Le pays hôte s'évertue de convaincre Abbas de ne pas venir jouer sa partition devant les Nations unies. Des menaces en sous-main laisseraient à penser que les États-Unis fermeraient le robinet des subventions aux « territoires » palestiniens.
Puis les autres membres européens du quartet, dont Sarkozy, s'échinent aussi à convaincre Abbas qu'une solution alternative est meilleure qu'un affrontement direct avec les États-Unis au conseil de sécurité où ces derniers mettront leur veto à la reconnaissance de l'État palestinien.
Mahmoud Abbas nous dit :
- Nous sommes le dernier pays à vivre sous l'occupation
- Nous avons un désir c'est celui d'exister
- Nous tendons notre main au gouvernement israélien
- Mon peuple veut vivre une vie normale, nous adhérons au refus de la violence
- Notre reconnaissance sera un geste important vers la paix
- Notre peuple continuera une résistance pacifique
- Les colonies israéliennes représentent un danger pour l'existence de deux États
- Nous voulons des négociations
- Il est temps pour les Palestiniens de gagner leur indépendance, il est temps pour un printemps palestinien.
Aux yeux du public mondial venu assister au match de l'année, il ne fait alors aucun doute qu'Obama tient un double langage :
- d'une part il applaudit le printemps arabe et
- de l'autre il veut continuer à brider les Palestiniens en les poussant vers une voie de garage dans les bras «négociateurs» d'un Israël, passé maître dans ce jeu retors, sans issues, se terminant toujours par un coup d'éclat abrupt intelligemment propulsé vers la culpabilité des Palestiniens.
Mahmoud Abbas avait déjà compris, il a su relever la tête et a retrouvé son punch pour renverser la situation en s'imposant par 1 à 0. Cette demi-finale où le 'standing ovation' du public le réconforte et l'encourage pour poursuive le tournoi dans d'excellentes conditions avec l'approbation mondiale.
Netanyahou s'emballe aux derniers instants dans une offre lancinante de paix pour la paix provenant d'un pays pacifique à l'extrême. Il décrit un pays foncièrement pacifique où les soldats aux postes de contrôle, installés partout sur le territoire palestinien, « offrent des friandises » à la population faisant des queues de plusieurs heures pour traverser le pays.
Netanyahou nous parle un anglais intelligible, s'adressant directement et uniquement à l'audience américaine qui a horreur des sous-titres.
Il leur dit ce qu'ils aiment entendre :
- d'un côté, un pays démocratique vivant sa vie le long de son fleuve tranquille et
- de l'autre, des terroristes, armés jusqu'aux dents de milliers de fusées livrées par l'Iran, ennemi juré des États-Unis, perturbant les familles, faisant des veuves et des orphelins.
Il leur ébauche sa vision préliminaire des négociations à venir : une Palestine sous tutelle avec des bases militaires israéliennes comme les anciens colonialistes ayant gardé des garnisons pendant des décennies dans les anciens pays colonisés, une Palestine à 10 minutes de tir de Tel-Aviv, de Beersheba ou de Haïfa. Quand il ne faut que 3 minutes à un avion pour survoler Israël, imaginez le risque encouru par ce pays face à une Palestine indépendante ! Il convient donc de quadriller le pays dans une structure militaire de tutelle pour empêcher des agressions multiples des villes et villages israéliens à dix minutes de distance.
Malgré un début de match offensif où les Nations Unies en prirent plein la figure et où Netanyahou décrivit dans le détail toutes les imperfections de cette organisation hostile à Israël, les spectateurs restèrent de marbre sans manifester de sympathie à l'équipe perdante sauf dans les coulisses où les invités applaudissaient.
Ce match israélien en deux temps qu'on pourrait nommer la guerre d'abord la paix ensuite, Netanyahou l'a servi aux Américains avec maestria. Eux qui n'ont qu'une confiance lointaine pour ne pas dire une méfiance congénitale à l'encontre de tout ce qui ressemble à une autorité internationale qui viendrait entraver la marche de justice et de morale inculquée par les Pères fondateurs.
Netanyahou sait très bien tout cela en servant du 9/11 pour alimenter les larmes et l'émotion en compatissant sur le sort des victimes de ce terrorisme effroyable. La propagande par assimilation !
En un mot, Netanyahou, dans son discours à l'usage exclusif des Américains, a fait la promotion de la paix israélienne et a foudroyé le terrorisme présent et futur d'un État palestinien débridé, interdit d'existence.
Si tout n'a pas été parfait pour Mahmoud Abbas, l'essentiel a été assuré face à Netanyahou qui n'a que timidement redressé la tête en milieu de seconde période, sans pour autant parvenir à inscrire un essai convaincant.
Pour bien comprendre la vulnérabilité d'Israël face à un État palestinien devenu un ogre du terrorisme, il suffit de les comparer :
- Population: Israël 7.746.000 - Palestine (intra-muros) 4.000.000 environ
- PIB: Israël M$ 219.431 - Palestine M$ 12.950
- PIB par habitant (PPP): Israël 29.531$ - Palestine 2.900$
- Gini(2008) : Israël 39.1 - Palestine non calculée
La comparaison des moyens militaires de part et d'autre est plus parlante :
- Dépenses militaires par pays (2011)


Israël est le dixième pays pour la puissance de feu devant le Brésil, l'Iran, l'Allemagne, Taiwan, le Pakistan, l'Égypte, l'Italie...

- L'aviation militaire israélienne est la cinquième du monde devant la France, le Royaume-Uni, le Japon et la Turquie. (Cette liste présente tous les avions de l'air basé par pays, y compris les deux systèmes à voilure fixe et à voilure tournante, ainsi que les drones).

Quand on voit toutes ces informations sur la puissance militaire exorbitante d'un si petit pays, on aimerait savoir à quoi servent tous ces moyens. Est-ce pour combattre les 4.000.000 de Palestiniens vivant à leur porte ou pour servir de fer de lance militaire des États-Unis dans la région pour surveiller les sources d'énergie fossile ?
Qui croira que cet armement excessif a été bâti pour combattre les Palestiniens ? Quand on sait qu'à l'époque de la naissance d'Israël, « dans le même temps, des groupes extrémistes comme l'Irgoun et le Lehi Zwei, ou groupe Stern, ont commencé une campagne brutale d'assassinats, d'attentats, d'enlèvements, d'intimidations, de perturbations et de sabotages. Leurs actions étaient dirigées contre les Britanniques, les Arabes et même des juifs.
Des agents sionistes ont encouragé l'exode vers Israël en montant des opérations de sabotage dans les pays arabes où ils savaient que les Juifs seraient blâmés » et que des représailles s'en suivraient.
Qui peut encore croire les mensonges débités à longueur d'année par les États-Unis et par Israël pour justifier une colonisation au XXIe siècle dont l'objectif est de maintenir la base militaire israélienne en bon état de marche et prête à réagir en toute diligence pour contrer les velléités des pays refusant la tutelle de Washington ?
Source principale : TV BBC NEWS
13:01 Ecrit par Jconsult dans Proche Orient | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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23.09.2011
Bill Clinton : Netanyahu a tué le processus de paix
« Qui est à blâmer dans l'échec persistant du processus de paix au Moyen-Orient ? »
L'ancien président Bill Clinton a déclaré aujourd'hui (22 septembre 2011) : « C'est le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu - dont le gouvernement a déplacé les bornes (goalposts) lors de sa prise du pouvoir, et dont l'ascension représente la raison majeure de l'absence d'accord de paix israélo-palestinien ».
Il ajoute : « il y a deux principales raisons à l'absence d'une paix globale : 'la réticence de l'administration Netanyahu à accepter les termes de l'accord de Camp David (2000) et un mouvement démographique en Israël qui rend l'opinion publique israélienne moins disposée vers la paix.' »
« Pour des raisons que même après toutes ces années, j'ignore encore, Arafat avait refusé l'accord que j'avais proposé et que Barak avait accepté. »
« Le gouvernement Netanyahu a reçu toutes les assurances que les gouvernements israéliens précédents avaient demandées, mais maintenant il n'acceptera pas ces conditions pour signer la paix »
Bill Clinton évoque la nouvelle donne démographique israélienne où l'immigration juive en provenance de l'ex-URSS ne partage pas l'histoire d'Israël partant les revendications palestiniennes n'ont aucun poids sur elle.
Selon lui, « les Israéliens désirant la paix sont en premier lieu les Arabes, puis les Sabras (nés en Israël) et les Ashkenazi (Juifs d'origine européenne). La plupart de ceux opposés à la paix sont les religieux extrémistes qui croient qu'ils sont censés garder la Judée et la Samarie, et les groupes de colons, ceux qu'on pourrait appeler les "territorialistes", des gens qui se sont révélés dernièrement et qui ne s'encombrent pas de l'histoire du pays. »
Clinton affirme que « les États-Unis devraient rendre un veto contre la résolution des Palestiniens au conseil de sécurité parce que les Israéliens
nécessitent des garanties de sécurité avant d'y donner leur accord. Mais le gouvernement Netanyahu s'est éloigné du consensus de paix rendant un accord sur le statut final plus difficile ».
« C'est ce qui s'est passé. Chaque américain a besoin de le savoir. Voilà comment nous en sommes arrivés là », dit-il. « Les vrais cyniques croient que l'appel fréquent du gouvernement Netanyahu pour des négociations sur les frontières et autres signifie qu'il n'a simplement pas l'intention de renoncer à la Cisjordanie." »
Dans quelques années, quand Obama sera 'libéré' des contraintes de son mandat présidentiel, peut-être connaîtrons-nous le fin mot de l'histoire et la vraie raison de sa volte-face à quelques mois de la nouvelle élection. Il serait assez curieux de penser que cette décision relève d'un calcul électoral où les voix juives américaines ou leur puissance financière compteraient beaucoup pour sa réélection !
14:46 Ecrit par Jconsult dans Proche Orient | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bill clinton, paix, État palestinien, netanyahou, israël, conseil de sécurité, onu, veto, religieux extrémistes, ex-urss, tuer le processus de paix |
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22.09.2011
La baudruche Obama et la Palestine
Les engagements
Obama, encore sénateur, livre le 4 juin 2008 un discours à l'AIPAC (Amercian-Israel Policy Conference) où il affirme : « Comme Président, j'aiderai Israël à accomplir l'objectif de deux États - un État juif d'Israël et un État palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité et je n'attendrai pas la fin de mon mandat. Je jouerai un rôle actif et j'en fais un engagement personnel de faire tout ce que je peux pour faire avancer la cause de la paix dès le début de mon mandat »
« Maintenant, laissez-moi être clair, la sécurité d'Israël est sacro-sainte. Elle est non-négociable, les Palestiniens ont besoin d'un État - les Palestiniens ont besoin d'un État qui est contigu et cohérent et qui leur permet de prospérer, mais tout accord avec le peuple palestinien doit préserver l'identité d'Israël comme un État juif avec des frontières sûres, reconnues, défendables. »
L'indignation
Un an après, au Caire, le 3 juin 2009, Obama livre le discours « un nouveau commencement » : « la situation pour le peuple palestinien est intolérable. L'Amérique ne tournera pas le dos à l'aspiration légitime du peuple palestinien pour la dignité... et leur propre État »
« Les États-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des colonies israéliennes. Ces constructions violent les accords précédents et sapent les efforts pour parvenir à la paix. Il est temps que ces colonies cessent. »
« La seule résolution est pour les aspirations des deux parties à être satisfaites par deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité ».
« ...un monde où Israéliens et Palestiniens sont chacun en sécurité dans leur propre État»
Les frontières de 1967
Au printemps arabe, Obama se rend au Caire où il fait un discours flamboyant le 19 mai 2011 : « Mais ce que l'Amérique et la communauté internationale peuvent faire c'est de dire franchement ce que chacun sait : une paix durable impliquera deux États pour deux peuples. Israël en tant qu'État juif et la patrie pour le peuple juif, et l'État de Palestine comme patrie pour le peuple palestinien ; chaque État appréciant l'auto-détermination, la reconnaissance mutuelle et la paix. »
« Les États-Unis estiment que les négociations devraient aboutir dans deux États, avec des frontières permanentes palestiniennes avec Israël, la Jordanie et l'Égypte, et des frontières israéliennes permanentes avec la Palestine. Les frontières d'Israël et la Palestine doivent être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges mutuellement convenus, de sorte que les frontières sûres et reconnues soient établies pour les deux États. »
« Nos souhaits n'ont pas obtenu de réponses : les activités de colonisation israélienne se poursuivent... »
Le retour à la niche et la mémoire courte
Enfin, en ce triste mercredi 21 septembre 2011, Obama remet les pendules à l'heure et livre aux Nations unies un de ses discours le plus triste et lamentable que sa carrière aurait laissé imaginer : « Je croyais alors - et je le crois maintenant - que le peuple palestinien mérite son propre État. »
« En définitive, c'est Israéliens et Palestiniens - non pas nous - qui doivent parvenir à un accord sur les questions qui les divisent : sur les frontières et la sécurité ; sur les réfugiés et Jérusalem »
Pas un mot sur les colonies israéliennes en Cisjordanie, pas un mot sur les frontières de 1967, par contre tout un plaidoyer larmoyant pour Israël, ses souffrances historiques, « L'engagement de l'Amérique à la sécurité d'Israël est inébranlable, et notre amitié avec Israël est profonde et durable », Israël est entouré d'ennemis...
Pas un mot non plus sur les guerres éclairs engagées par Israël contre les Palestiniens notamment la dernière qui fit plus de 1.500 morts palestiniens, civils et militaires pour 13 morts israéliens. En décembre 2008, Ehud Barak, ministre de la Défense, engage une guerre moderne contre les territoires palestiniens où le mot d'ordre, planifié six mois à l'avance, est de tout détruire, notamment les infrastructures, principalement à Gaza. L'aviation, la marine et l'infanterie détruisent tout ce qui peut l'être en Palestine.
Les écrivains engagés des discours du Président
Obama a eu certainement un trou de mémoire ou bien son « ghost writer », son écrivain de discours n'y avait-il pas pensé. Seules les souffrances du peuple israélien valaient la peine d'en parler !
Obama n'a pas trop de temps pour écrire ses discours pas plus que tous les autres chefs d'État. Il fait appel à environ 7 écrivains permanents ou temporaires qui lui ont coûté 624.200 $ en 2010.
Qui plus est, un écrivain célèbre Thomas Friedman serait une de ses plumes le plus actif. Cet écrivain qui a gagné trois fois le « Pulitzer Prize » est très connu pour ses positions pro-israéliennes.
Ce qui semble curieux dans cette l'affaire, ce sont aussi ses positions critiquant la politique de Netanyahou.
Noam Chomsky accuse Friedman de soutenir les actions d'Israël et ses bombardements de la bande de Gaza, les définissant comme « une leçon éducatrice ». Il l'accuse également de « battre le tambour de la guerre » et de défendre l'idée que les acteurs de la région doivent régler leurs problèmes entre eux à l'instar d'Obama dans son discours du 21 septembre 2011 renvoyant Israël et les Palestiniens dos à dos.
Le parcours boomerang
Enfin, de 2008 à 2011 que de chemin parcouru par Obama. Lui qui s'engageait personnellement à faire avancer la paix au Proche Orient et ne pas
attendre la fin de son mandat pour s'en occuper vient de nous prouver qu'il avait menti.
Obama, qui tout au long de ses multiples discours a déclamé la nécessité d'un État palestinien, finit sa présidence en menaçant d'user de son veto au Conseil de sécurité contre la reconnaissance d'un État palestinien.
Il en oublie ses affirmations sur la fin de la colonisation en Cisjordanie ainsi que sa définition des frontières de 1967 sûres et reconnues. Son dernier discours est muet sur ces deux thèmes.
Et maintenant, Obama renvoie Israël et les Palestiniens échafauder une paix invraisemblable entre Goliath et David que personne ne croit.
14:19 Ecrit par Jconsult dans De la guerre et de la paix | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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21.09.2011
Le nouveau plan du quartet sur la Palestine
Afin d'éviter l'affrontement au sein du Conseil de sécurité des Nations unies où les États-Unis seraient contraints de faire valoir leur veto contre la reconnaissance d'un État palestinien, le quartet (Union européenne, États-Unis, Russie et Nations unies) s'entendrait sur une solution bâtarde visant à accepter la demande de l'Autorité palestinienne et de sursoir à y répondre tant qu'un nouveau cycle de négociations n'est pas lancé.
Une façon de satisfaire Israël qui s'évertue à vouloir entamer dans l'urgence des négociations qui ne mèneront nulle part, mais qui auront réussi à saborder la candidature des Palestiniens.
Le quartet joue un mauvais tour à Mahmoud Abbas qui avait trouvé là l'occasion de réaffirmer son autorité dans un gouvernement des territoires palestiniens où sa présidence est caduque depuis 2009.
Le quartet a exercé sur les Palestiniens une pression à
l'égale de celle organisée par Netanyahou en proposant un nouveau cadre de négociations fixant une date limite pour la reconnaissance d'un État palestinien. Quand on sait la sincérité des promesses de tous les membres du quartet : Union européenne, États-Unis, Russie et Nations unies, on ne peut que penser qu'il s'agit d'une belle embrouille visant à retirer la candidature palestinienne de l'ordre du jour du conseil de sécurité voire de l'Assemblée générale de l'ONU.
Dans cet engagement bidon du quartet, il n'est pas fait mention d'un arrêt des implantations israéliennes en Cisjordanie que Netanyahou promettra sans le promettre et niera une fois de retour à Tel-Aviv.
La coalition de l'Europe et des États unis pour faire avorter la demande palestinienne fait appel à toutes les énergies occidentales susceptibles de bien faire capoter celle-ci en impliquant Mahmoud Abbas dans leur manipulation.
Tous les chefs d'État présents ont dialogué avec ce dernier à commencer par Barack Obama, le candidat de 2008 que le monde entier admirait et qui affirmait en début d'année : « Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord, afin d'établir des frontières sûres et reconnues pour les deux États ». Ensuite, pour finir, Sarkozy ainsi que le ministre britannique des Affaires étrangères ont rencontré Abbas : « The British foreign secretary, William Hague, and the French president, Nicolas Sarkozy, met the Palestinian leader on Tuesday to press him to reopen talks. ».
Netanyahou et tout Israël refusent d'entendre parler d'un retour aux frontières de 1967, du retour des réfugiés palestiniens, du gel des colonisations. Ce dernier avait explicitement refusé ce gel à Obama qui a dû faire marche arrière en début d'année.
Ce dernier plan de sauvetage de 'la mise américaine' et de 'la position intransigeante d'Israël' arrivera-t-il à convaincre la délégation palestinienne pressurée de toutes parts, voire peut-être financièrement, d'y donner suite ?
Le peuple palestinien a vécu depuis longtemps les mensonges des coalitions occidentales lui promettant monts et merveilles, mais ne respectant jamais leur parole. Seules des promesses économiques feront pencher la balance vers une hypothétique nouvelle tournée de négociations dont tous les acteurs de cette pièce dérisoire savent bien qu'elles n'aboutiront à rien.
Les Palestiniens ont une occasion unique de présenter leur candidature et ne devraient pas tomber dans le piège tendu par la coalition internationale qui veut dormir tranquille en toute bonne conscience. Tous ces chefs d'État, plus menteurs les uns que les autres, ne sont pas dignes de leur statut. Les Palestiniens ont connu des dizaines d'années de parlotes et de promesses inutiles qui les laissent aujourd'hui sur le carreau d'une bande de Gaza, prison à ciel ouvert, et d'une Cisjordanie pire qu'un gruyère où les Israéliens s'octroient tout ce que cette terre peut leur apporter y compris l'eau, si rare dans la région...
Source principale http://www.guardian.co.uk/world/2011/sep/21/palestinian-s...
15:48 Ecrit par Jconsult dans Proche Orient | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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20.09.2011
Nations Unies : demain le veto américain contre un État palestinien

Dans le bras de fer engagé par les Palestiniens à l'ONU pour une reconnaissance d'un État palestinien, ceux-ci se heurtent à l'opposition farouche d'Israël qui ne veut absolument pas en entendre parler.
Depuis le début de l'année 2011, cette bataille médiatique a fait rage. Les Palestiniens ont subi la pression d'un très grand nombre de pays favorables ou sympathisants à la cause israélienne justifiant leur préférence pour des négociations plutôt que pour une reconnaissance que Netanyahou considère comme négative et mettant en péril tout le processus de paix.
On est curieux de savoir de quoi le premier ministre parle ? Des accords d'Oslo de 1993 que son gouvernement s'est activé à détricoter autant que possible ? De toutes ces négociations à répétition, dilatoires et frustrantes, plus ou moins bidon, organisées avec la complicité active ou passive des États-Unis et de l'Europe divisée et impuissante ?
En octobre 2003, « le premier ministre israélien Ariel Sharon déclarait que le leader palestinien Yasser Arafat est le plus grand obstacle à la paix et qu'Israël était déterminé à le retirer de la scène politique ».
Aujourd'hui, dix-huit années après les accords d'Oslo, quel est donc l'obstacle à la paix ? Toujours Yasser Arafat mort en novembre
2004 ? Ou le bien portant et le bien vivant Benjamin Netanyahu ?
Les Palestiniens se fixent cette date du 21 septembre 2011 en vertu de l'engagement du quartet «Paix au Moyen-Orient » (Union européenne, États-Unis, Russie et Nations unies) de trouver une solution avant septembre 2011.
Les Palestiniens, au cours de leurs négociations passées avec Israël, ont épuisé toutes les possibilités d'accord étant donné l'opposition de ce pays à vouloir reconnaître les frontières de 1967 quand la Cisjordanie n'était pas encore peuplée par plus de 500.000 colons israéliens.
Les Palestiniens demandent un État souverain en Cisjordanie incluant la partie est de Jérusalem et la bande de Gaza.
Le premier ministre Benjamin Netanyahou cherche désespérément à éviter la demande de Mahmoud Abbas de s'adresser au Conseil de Sécurité d'abord puis à défaut d'un accord ou suite au veto américain, à l'Assemblée générale où le veto n'a pas cours.
Netanyahou renouvelle donc en dernière minute son offre précédente de rencontrer le Président de l'Autorité palestinienne avant la date fatidique du 23 septembre 2011, jour du vote aux Nations Unies. « We repeat that we are ready for negotiations with no conditions even early tomorrow morning," the Israel envoy said." ('Nous répétons que nous sommes prêts pour des négociations sans condition même dès demain matin', dit l'envoyé israélien')
Les Palestiniens rejettent cette offre de négociations directes qui ne les a menés nulle part.
Demain, après le veto américain, les Palestiniens pourront déposer leur demande auprès du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon puis un vote pourra être organisé par l'Assemblée générale où seule la majorité simple est requise. Les Palestiniens comptent sur 126 pays pour obtenir une résolution favorable.
Ce vote accorderait aux Palestiniens le statut de 'Pays observateur, non membre', ce qui représenterait une meilleure position que celle actuelle d'observateur, permettant aux Palestiniens de rejoindre les agences de l'ONU et l'ICC (International Criminal Court - Cour pénale internationale).
« La Cour pénale internationale est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l'humanité et de crime de guerre ». Israël craint que cette adhésion n'encourage les Palestiniens à y faire appel pour la condamner de crimes contre l'humanité commis sur leur territoire au cours des dernières décennies.
Source principale : http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-13701636
14:59 Ecrit par Jconsult dans Proche Orient | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19.09.2011
Affaire Strauss-Kahn : pourquoi mentir ?

Dans cette affaire qui a fait la une depuis longtemps déjà, on en arrive à ne plus savoir à quel saint se vouer ! La presse nous a présenté la plaignante menteuse à tous crins ayant cumulé autant de mensonges qu'elle pouvait imaginer.
À l'opposé, nous avons eu droit, surtout grâce à une palette d'avocats américains de prestige, à la présentation d'un homme intègre et important indigne du mensonge.
Puis l'affaire a suivi son bonhomme de chemin avec ses hauts et ses bas, avec au début, la percée médiatique du procureur de New York croyant avoir ferré le gros gibier. Puis pschitt, il s'était fourvoyé et sa recherche s'est orientée vers la plaignante. De ce côté-là, sa chasse a été plus fructueuse et ses services ont aligné les mensonges de cette immigrée africaine. Dès lors l'affaire était bouclée et la non-culpabilité de notre DSK national ne faisait plus l'ombre d'un doute.
Enfin dédouané par la justice américaine par manque de preuves crédibles, Dominique Strauss-Kahn nous revient à Paris où après quelque temps pour reprendre son souffle, il monte sur les plateaux de télévision en choisissant la meilleure chaîne TF1.
Et là, tout a été dit. La prestation colorée de l'homme du FMI rétablit toutes les vérités que nous devions connaître dans cette affaire qui l'a tant peinée.
Le trouble dans l'histoire c'est que nous avons un mal fou à identifier les mensonges de part et d'autre. Qui ment et qui ne ment pas ?
Le logiciel Babylon nous donne la définition du verbe « mentir » : tricher, équivoquer, user d'équivoques... Cette dernière définition nous oblige à comprendre ce qu'« équivoque » veut dire : « malentendu, ambiguïté ». Voilà encore qu'on se heurte à un nouveau mot savant dont on aimerait connaître le sens : « ambiguïté » : « il s'agirait de la propriété de mots ou suites de mots d'avoir plusieurs sens... »
Voilà, nous sommes fixés.
Monsieur Dominique Strauss-Kahn nous a servi, dimanche soir sur le 20 heures de TF1 beaucoup d'informations ambiguës qui nous permettaient d'en comprendre le sens et son contraire. C'est d'ailleurs la raison pourquoi sa lecture du rapport du procureur de New York est édulcorée à tel point que des affirmations de ce rapport se retrouvent toutes retournées lors de l'émission télévisée.
On se demande pourquoi les gens cherchent-il à mentir en toute innocence ou de façon inconsciente ? Est-ce un défaut de la nature humaine ? Ou bien est-ce par calcul étourdi ?
Voir article http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/09/19/contre-offen...
18:54 Ecrit par Jconsult dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Strauss-Kahn : retour affligeant ?
Vu sur TF1, la chaîne privée, un Dominique Strauss-Kahn non coupable faisant une présentation en quatre temps.
Le plan de travail bien programmé et bien minuté représenterait un vrai projet de vente d'un produit relativement périmé dont on modifie l'emballage et la date de péremption. TF1 et l'équipe marketing de DSK ont certainement conjugué leur énergie pour séduire une grande audience déjà acquise au rescapé de Manhattan.
Premier temps
Le regard sombre, l'air relativement décomposé, un vrai pénitent venu à confesse sans intention de se confesser vraiment. Enfin mieux quand même que lors de la première comparution au tribunal new-yorkais.
En face de lui, Claire Chazal, plus maquillée que jamais, d'un professionnalisme à fleurs de peau, posant des questions, peut-être préparées ?
Quelques minutes de dialogue lourd, pesant, de « révélations » du texte produit par le procureur américain que Strauss-Kahn assume parfaitement bien dans le ton et dans la forme. L'air lugubre, attristé et contrit, DSK nous présente sa partition du regret et de l'amour de la famille avec une sincérité qui ferait pleurer dans les chaumières. La victime est une menteuse, c'est le rapport du procureur qui l'affirme.
Claire Chazal interprète très bien aussi le rôle de faire-valoir qui lui vaudrait les félicitations du jury chez TF1.
Après ces quelques minutes de contrition sans aveu ni absolution sauf la « faute morale », le sujet passe à l'objet de l'entretien.
Deuxième temps
Dominique Strauss-Kahn se recompose. Il vient subitement de perdre son air ramassé de lutteur en fin de combat pour nous présenter un nouveau personnage qu'on aurait eu du mal à imaginer en début d'émission. Un vrai Patron nous apparaît, plein de fougue et d'allant. Un vrai battant nous débarque sur le plateau. On en perdrait notre dentier si on en avait un.
Avec une grande maestria, DSK se lance dans une de ces démonstrations d'expert de la finance qu'il excellait lors des sommets internationaux.
Avec un ton péremptoire, l'ancien patron du Fonds Monétaire International, FMI pour les initiés, nous confie son avis sur la crise de l'euro. Ses yeux brillent, Il nous donne une leçon de savoir-faire qui aurait plu ou déplu, c'est selon, à Sarkozy et à Merkel. Toute notre administration européenne est trop lente, la politique demeure trop lente comparée à la finance internationale qui tire plus vite que son ombre.
Au passage, l'air de rien, DSK nous sort de derrière les fagots le terme « écologiste » par deux fois sans que l'on comprenne ce que ce cheveu vient faire dans la soupe servie ce dimanche soir au 20 heures de TF1.
Cette prestation de haut vol nous prouve à quel point ce candidat perdu pour la gauche fait de l'ombre aux dindons devenus candidats pour la primaire socialiste.
Le Figaro pourrait nous balancer sa une avec un titre du type : « Un vrai homme politique...DSK magistral» enfonçant davantage le clou à une gauche timide qui a peur de son ombre.
Troisième temps
DSK retrouve, en surface seulement, un peu de l'apparence du premier temps quand il aborde le sujet de son ambition pour la présidentielle Française. Mais « tout ça est derrière lui » ! Il n'est plus candidat ! Les sondages seraient aussi de son avis qui ne le donnent plus gagnant dans la primaire ni après quel que soit le candidat lui faisant face.
Il brosse Martine Aubry dans le bon sens comme dans son essai avec les écologistes. Il brasse encore.
Quatrième temps
DSK nous trace le portrait qu'on devrait avoir de lui : respectueux des femmes et la légèreté perdue.
Le bling-bling new-yorkais autour de l'appartement luxueux est écarté : c'était ça ou bien retourner à la case prison. Une obligation presque !
Sur sa relation sexuelle avec la « présumée victime », DSK utilise de nouveau le rapport du procureur pour se dédouaner et taxerait éventuellement la plaignante de motivations financières.
Les curieux et autres voyeurs en sont pour leur frais, il n'y aura pas de révélations scabreuses et pour ceux qui lisent l'américain, on leur conseille de chercher sur internet le fameux rapport du procureur de New York.
Conclusion de cette série à épisode unique : certains demanderont à voir l'épisode suivant, dimanche prochain peut-être, pour en savoir plus. Autrement, la lecture des journaux du lundi matin leur permettra de décrypter les messages subliminaux qu'ils n'auraient pas compris en première audition.
Pour le commun des mortels que cette affaire Strauss-Kahn a beaucoup ennuyé déjà, il leur suffit d'éviter le 20 heures de TF1 ou n'importe quel autre 20 heures où se produira DSK pour alimenter la curiosité, voire pour se refaire une nouvelle santé dans une France dont la qualité majeure est l'amnésie.
01:00 Ecrit par Jconsult dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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17.09.2011
La publicité insidieuse et envahissante
Le monde moderne doit payer son obole au « tout gratuit » qu'il croit vivre dans la société occidentale généreuse. Il subit ou apprécie selon les goûts la publicité partout. Qu'il circule en voiture, qu'il marche, qu'il reste à la maison, qu'il navigue sur la toile, qu'il prenne le métro, qu'il soit sur la plage, qu'il regarde la télévision, qu'il aille au cinéma, enfin partout, il est envahi par la publicité plus présente que les caméras de vidéosurveillance.
Non content d'endurer la publicité, nécessaire pour l'activité économique du pays, monsieur Lambda s'expose aux efforts soutenus des publicitaires pour l'embrigader dans leurs campagnes faisant de lui leur agent.
Le consommateur vecteur publicitaire devient la cible idéale dans un environnement économique décourageant.
Les enfants représentent la seconde cible la plus recherchée. En grandissant, leurs réflexes sont conditionnés vers la confusion d'un produit avec la marque comme à l'époque où le mot 'réfrigérateur' s'oubliait au profit de 'Frigidaire'.
Le Peer-to-peer (P2P) marketing entre de plus en plus dans les mœurs et ressemble à s'y méprendre à l'échange entre copains. Une découverte judicieuse qui enrôle les consommateurs à leur insu.
J'avais récemment cherché sur internet un système de détection de mouvements pour l'installer dans mon jardin. Après avoir identifié quelques sites vendeurs, je n'ai pas été convaincu puis ai abandonné cette recherche. Pendant trois mois au moins, j'ai été suivi par des publicités me vantant les mérites de tel ou tel autre produit détecteur de mouvements. Dès que j'ouvrais mon navigateur Firefox, la publicité apparaissait en haut à gauche dans un encart de 5 X 12 cm.
De même, il m'est arrivé de naviguer sur des sites pirates de téléchargement illégal. Mal m'en prit. J'ai été envahi, pendant quelque temps par des sites pornographiques s'affichant en « pop-up » automatiquement sans mon intervention.
Ce type de publicité dite « comportementale » fait fureur maintenant. « La publicité comportementale, c'est le ciblage et la personnalisation d'une publicité diffusée selon le comportement des utilisateurs d'un réseau (internet, TV interactive, téléphonie mobile, puces RFID...) »
Google et Microsoft. Amazon.fr ou com ou co.uk pratiquent cette même méthode de « fidélisation » des clients.
La publicité comportementale donne le sentiment d'être surveillé en permanence un peu comme sous « 1984 ». Cette publicité illustre un système de surveillance commerciale en ligne inquiétant relevant du respect de la vie privée et des libertés.
- Le ciblage antérieur dérivait du sujet traité sur le site visité,
- maintenant, le ciblage suit les us et coutumes de l'internaute pour créer pratiquement son profil type de consommateur réel et potentiel. Lequel pourra être fiché et vendu parmi les fichiers clients qui pullulent dans les affaires.
La méthode utilisée est basée sur les « cookies ». Ces 'mouchards' sont destinés à mémoriser des données personnelles tels que sexe, adresse électronique, mot de passe à l'usage préférentiel du site. Les cookies s'enregistrent dans un fichier texte accolé au navigateur et se mettent à jour en fonction de la navigation de l'utilisateur.
Le ciblage comportemental effraie parfois quand la publicité vous suit partout en « pop-up » où des pages non sollicitées s'affichent avec la publicité de produits.
Que fait le gouvernement pour éviter ou arrêter cette invasion de la vie privée ? On pourrait même imaginer que demain des cookies policiers à ciblage comportemental permettraient de mieux connaître les goûts, les couleurs, les tendances sexuelles, les choix politiques des citoyens ?
Où s'arrêteront les libertés données aux marchands au détriment des libertés volées aux citoyens ?
Au cinéma, la plupart des films « vendent » des produits en images subliminales ou non forçant le spectateur à tolérer cette publicité intempestive. Les films James Bond constituent le standard de ce genre d'invasion non sollicitée. Dans le film « Quantum of
Solace » il n'y a pas moins de 7 publicités qui y apparaissent lourdement : Coca.Cola, Ford Ka, la vodka Smirnoff, la bière Heineken, la montre 007 Omega Seamaster, l'Aston Martin et la compagnie aérienne Virgin Atlantic.
Cela s'appelle « Le placement de produits ou le marketing intégré » (embedded marketing) : « Le placement de produit est une technique de publicité qui utilise la mise en avant du produit dans un film ou un téléfilm ou une émission de télévision ou clip vidéo ». « Ce procédé peut être public ou caché, on est alors proche de la publicité clandestine ». Le CSA (conseil supérieur de l'audiovisuel) en France a pratiquement perdu toute autorité depuis que Sarkozy s'est octroyé la nomination du Président de France Télévision en 2009. Dernièrement, Canal+ a acquis deux chaînes de la TNT sans passer par l'accord préalable du CSA, informé après la cuisson des carottes. Ceci pour dire que la publicité clandestine a encore de beaux jours devant elle face à un CSA impuissant.
Quand la majorité des téléspectateurs français subissent deux coupures publicitaires sur les films de durée supérieure à 1 h et que les mêmes téléspectateurs voient 3 à 4 coupures publicitaires dans leurs séries télévisées, ils peuvent à raison ne souhaiter qu'une seule coupure. Voire quand la publicité dure plus des 6 minutes par heure réglementées sur les chaînes privées, il faut vraiment vouloir voir la série pour rester figé devant son écran entre deux flashes publicitaires !
Pour ceux que la publicité divertit, on ne peut que leur conseiller de suivre les matchs de tennis sur CanalSat, à chaque pause, l'avalanche publicitaire arrive sans crier gare.
Le pouvoir exorbitant de la publicité en fait-il le roi de la morale et le diseur de vérités ? Derrière chaque publicité, il existe des groupes internationaux puissants qui n'ont plus cure des cultures locales comme cela se faisait au siècle dernier. On trouve dans les six premiers :
- Omnicom Group 'New York'
- WPP Group 'Londres»
- Interpublic Group of Companies 'New York'
- Publicis Groupe 'Paris'
- Dentsu 'Tokyo»
- Havas 'Suresnes'
réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 56 milliards $ et détenant plus de 80 % du marché mondial. Des messages vidéo publicitaires sont réalisés à l'échelle mondiale et postsynchronisés localement. On arrive à discerner le décalage entre les lèvres des personnages et le son supposé en sortir. De petites économies dans un monde regorgeant de gros budgets ?
« Au Royaume-Uni, trois grandes sociétés de soins de la peau, Estée Lauder, Avon et Johnson and Johnson sont tombées sous le coup de la loi sur des publicités en 2008 jugées injustifiées et trompeuses ».
La publicité véhiculerait des 'valeurs' qui seraient attribuées aux produits vendus. Le bien-être, le bonheur et la joie de vivre représentent les produits parallèles les mieux vendus dans les messages publicitaires vendant du camembert, des voitures ou des hypermarchés. Où se trouve donc la supercherie ? L'emballage semble attirant, le contenu l'est-il autant ? On ne sait pas quand la publicité ment et quand elle dit la vérité. Qui plus est, de quelle vérité s'agiterait-il ?
On ne peut nier le besoin de publicité ne serait-ce que pour son aspect instructif. Par contre, quand la publicité devient mensongère comme dans le cas de sociétés alimentaires confondant leurs produits de grande consommation avec des produits pharmaceutiques à vertus préventives, voire curatives, le doute est permis. 'Consommer une fois par jour au moins notre produit et vous vivrez plus longtemps' : tels sont les types de messages fréquents qu'on reçoit en permanence.
16:05 Ecrit par Jconsult dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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16.09.2011
Le vrai pouvoir des banques
Après l'affaire Kerviel à la Société Générale où ce trader "fit perdre" plus de 4.9 milliards € à la banque, les banques avaient ou auraient dû réorganisé leur système de contrôle pour éviter la récidive.
La nouvelle affaire chez UBS Londres où un trader fait perdre 2 milliards $ à la banque par la fraude ou une opération mal ficelée prouve encore le danger pour les clients de voir ainsi leurs dépôts exposés à des risques démesurés. Les traders mandatés par leur banque pour générer de gros profits par voie de spéculation en sont responsables indirectement.
La séparation tant attendue entre la banque de détail et la banque d'investissement n'arrive toujours pas, ou si peu.
On se souvient du sauvetage des banques en 2008 partout dans le monde réalisé avec l'argent des contribuables. Les banques dont le seul objectif consiste à produire des profits disproportionnés ont accueilli avec soulagement cette aide publique aussitôt oubliée pour reprendre la course aux profits spéculatifs mettant en danger leurs capitaux propres ainsi que les fonds de leurs clients.
Les gouvernements sont responsables de cet état de fait. Les sauvetages des banques ne doivent plus ressembler à des chèques en blanc donnés aux banques gratuitement. Le jeu des banques est bien connu : l'établissement bancaire est si important pour le pays tout entier que celui-ci ne peut pas se permettre de le voir tomber en faillite à l'instar de Lehman Brothers aux États-Unis.
Cette banque prospère en 2006, avec un chiffre d'affaires de 47 milliards $ et un profit de 4 milliards, soit un rapport de 8.5 % avec un effectif de 26.200, tombe en faillite en septembre 2008. Alors que le cours de Bourse culminait à 85.80 $ en février 2007, le 12 septembre 2008 il valait 3.65 $ pour s'achever à 0.13 $ avant la cessation de la cotation.
La différence entre une banque telle que Lehman Brothers et une autre banque ailleurs, hors États-Unis, se résume au poids de la banque dans l'économie globale. Aux États-Unis, Lehman pesait moins de 0.32 %.
Prenons UBS, son chiffre d'affaires (2009) de 41.772 milliards CHF
rapportés au PIB suisse (2010) de 546.2 milliards CHF donne un ratio de 7.6 % qui n'a aucune commune mesure avec celui de Lehman Brothers aux États-Unis. Une défaillance d'UBS semble inimaginable et inacceptable en Suisse. 2008 l'a déjà prouvé.
À titre comparatif, en France, les banques BNP et SG avec des chiffres d'affaires respectifs (2010) de 43.9 MM€ et 26,42 MM€ comparés au PIB (2010) de 1.976 MM€ alignent des ratios aussi impressionnants de 2.3 % et 1.4 %. Axa avec 90,1 MM€ de chiffres d'affaires donne un ratio de 4.6 % du PIB (1.946 MM€).
On voit bien que ces organismes financiers représentent en Europe un poids démesuré relatif par rapport à l'économie du pays partant un vrai p
ouvoir de nuisance quand ça va mal.
Nous sommes en présence d'un État dans l'État où le dernier mot revient aux milieux financiers qui détiendraient le pouvoir de "chantage" éventuel.
Aucun gouvernement ne peut laisser ces entreprises prendre eau de toutes parts, entraînant l'ensemble du pays dans leur désastre.
Ces derniers mois, nous avons assisté en Europe à de grandes gesticulations des dirigeants tels Sarkozy et Merkel se démenant comme diable pour venir au secours de la Grèce alors qu'en fait il s'agissait de défendre leur propre système financier.
Les dominos financiers français et allemands risquaient d'entraîner dans leur chute les deux grandes économies du continent. La Suisse l'avait compris en 2008 quand elle est venue au secours de UBS ayant enregistré sa plus grosse perte dans les 20 milliards CHF.
Les États-Unis pouvaient se permettre la chute de la maison Lehman, l'Europe ne peut pas se permettre la chute des maisons UBS, BNP, SG ou AXA. Le mot « cataclysme garanti par le gouvernement» est écrit dans le fronton de ces sociétés . Elles peuvent donc, en toute impunité, poursuivre leurs affaires lucratives sans danger voire le lendemain des crises, après avoir été « aidées » par le contribuable involontaire, reverser des primes « contractuelles » à leur personnel « innocent aux mains pleines » !
12:31 Ecrit par Jconsult dans La crise du XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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15.09.2011
Israël et un État palestinien : éditorial de Gideon Levy
Israël ne veut pas d'un État palestinien. Point. 15.09.2011
Mercredi dernier, une coalition d'organisations pacifistes israéliennes a publié une liste de 50 raisons pour Israël de soutenir un État palestinien. En supposant que vous n'acceptions que cinq d'entre elles, n'est-ce pas suffisant ? Quelle est exactement l'alternative, maintenant que les cieux se referment autour de nous ?
11:02 Ecrit par Jconsult dans Démocratie en Israël | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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14.09.2011
France, cher pays de mon enfance
La chanson de Charles Trenet a eu ses beaux jours à l'époque où les auditeurs français croyaient encore que la France était un pays formidable tout gorgé de villages, de clochers, de bonheur, de beauté et de chansons.
IVe République
Cette époque révolue appelée les trente glorieuses de 1945 à 1975 pendant laquelle le niveau de vie croissait aussi vite que l'inflation, l'avenir était plus glorieux que le présent et la ritournelle de Charles Trenet berçait l'air d'une vie de rêve.
Nous étions pourtant sous la IVe République (1946-1958) tant décriée par ses successeurs où des gouvernements duraient moins d'un an. Les Présidents du Conseil (débaptisés en premiers ministres depuis) défilaient comme les hirondelles, on trouvait les Guy Mollet, les Pierre Mendès-France, les Félix Gaillard, les Pierre Pflimlin, les Edgar Faure.
C'était aussi la grande époque des dernières guerres de la colonisation : la guerre du Viêt Nam avant celle des Américains et la guerre d'Algérie.
Malgré la succession des gouvernements, on faisait alors l'économie des discours grandiloquents et des promesses mirifiques auxquels nous avons eu droit depuis ce XXIe siècle. Il est vrai qu'à l'époque, les médias étaient en première enfance et n'avaient pas encore envahi le paysage audiovisuel (terme qui n'existait pas encore).
Une époque qu'on ne vivra plus !
Ve République
Depuis, la France a connu son premier messie en la personne du général Charles de Gaulle arrivé au pouvoir grâce au putsch d'Alger du 13 mai 1958 puis vingt ans après, le printemps de la gauche avec François Mitterrand.
De mémoire d'éléphant, personne ne se souvient d'une classe politique aussi imbibée dans les affaires qu'elle l'est devenue depuis, en ce nouveau siècle. Pourtant, la Françafrique existait déjà sous la Ve République avec Jacques Foccart, le Monsieur Afrique dès 1958.
Le nouveau siècle arrive avec la bulle internet qui n'a pas encore éclaté et avec l'avènement de l'Euro, la devise miracle qui profita tant à la grande distribution et au commerce en général qui se « perdirent » dans des questions de conversion à son bénéfice.
La gauche au pouvoir alors perd l'élection présidentielle en 2002 au profit d'un personnage futé qui avait créé savamment sa machine de guerre destinée à prendre l'Élysée. En cela, l'intelligence fine de Lionel Jospin lui rendit un grand service. Ce dernier mena une campagne où il réussit à oublier qu'il était socialiste !
Dès lors, la grande kermesse commence et la droite française s'installe au pouvoir pour une bonne décennie. Jacques Chirac, ce personnage flamboyant, plus menteur que toi, je meurs, gouverne la France d'une main absente que sa cour gère au mieux de ses intérêts.
La fin des haricots
À partir de 2007, Sarkozy, l'ambitieux aux dents longues, prend la relève et promet à tous tout ce qu'ils veulent entendre. Il emporte l'élection avec plus de 53 % des voix, un triomphe. En face de lui, l'égérie de la gauche, Ségolène Royal mène sa campagne dans un esprit de messe et d'incantations.
Ce dernier mandat de la droite avant la défaite annoncée de 2012 voit s'épanouir tout ce que la Rome antique, à sa décadence, avait de pire. Les affaires, les coups tordus, les valises, la corruption, les ministres « intègres » et « affairistes », la place nouvelle de la première dame de France, un terme nouveau le « bling bling », les cadeaux aux « nécessiteux du CAC40 », les écoutes téléphoniques, la politique étrangère la plus sagace du monde, les amitiés dangereuses avec les dictateurs, la tente de Kadhafi en plein cœur de la capitale, les voyages coûteux.
Mais cette dernière saison voit aussi la prodigalité de notre dirigeant dépenser avec la recette du tonneau des Danaïdes comme guide du président.
On vit l'époque des grandes trahisons, des affaires non résolues, de la justice aux ordres, des rétro- commissions, des magouilles...
- Douce France, cher pays de mon enfance,
- Bercé de tendre insouciance, je t'ai gardé dans mon cœur
- Mon village, au clocher aux maisons sages,
- Où les enfants de mon âge, ont partagé mon bonheur
- Oui je t'aime, et je te donne ce poème,
- Oui je t'aime, dans la joie ou la douleur
12:22 Ecrit par Jconsult dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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